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Air intérieur : l’enlisement d’un problème de santé publique majeur

Quinze ans après son émergence dans le grand public, la question de l’air intérieur est au point mort. Deux députés font le point dans un rapport consacré à l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air.

pollution intérieur

Quatre mois après celui de la Cour des comptes, le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques (CEC) rend un rapport sur l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air. Les magistrats de la rue Cambon s’étaient penchés exclusivement sur la pollution atmosphérique ; les deux députés qui ont mené la mission, Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie-les Verts) et Martial Saddier (Les Républicains), l’ont élargie à l’air intérieur. Recherche, réglementation et information du public : les deux rapporteurs estiment que le bilan des 15 dernières années est « substantiel » en matière de lutte contre la pollution de l’air intérieur. À voir.

Une étude et puis s’en va

Parent pauvre de l’attention des pouvoirs publics et des médias, l’air intérieur est, depuis peu, l’objet d’investigations inédites. Et les premiers enseignements sur l’ampleur de la contamination se sont révélés édifiants. La campagne de mesure menée de 2003 à 2005 par le (tout jeune) observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) pour dresser un état des lieux des logements en France avait révélé que l’air intérieur était, en règle générale, plus pollué que l’air extérieur. Car outre les polluants courants en milieu ouvert, on y trouve des substances propres aux activités domestiques, du détergent au collier à puces du chien, de la colle de l’armoire suédoise aux bâtons d’encens ayurvédiques. « Ce sont les aldéhydes qui sont les molécules les plus fréquentes et les plus concentrées. Le xylène et le toluène sont les hydrocarbures présents dans tous les logements. »

Un seul étiquetage

Depuis cette étude, que s’est-il passé ? Pas grand-chose, ou alors à un rythme affreusement lent. Trois plans nationaux Santé Environnement, un plan de la qualité de l’air intérieur et un Grenelle de l’environnement plus tard, où en est-on de la protection des populations, qui passent 80 % de leur temps en intérieur ? Seul l’étiquetage des produits de construction en fonction de leurs émissions de formaldéhyde et d’émission totale de composés organiques volatils (COV) a vu le jour. L’étiquetage des produits d’ameublement et des produits d’entretien reste un parcours semé d’embûches. Les nanomatériaux, qui peuvent être inhalés, font bien l’objet d’une déclaration dans un registre national, mais sans que l’on sache dans quels objets ils sont employés. Sans compter que les rares valeurs retenues (formaldéhyde et benzène), « bien que dotées de la même terminologie [mais pas toujours], recouvrent des notions et des applications différentes » et varient dans des proportions importantes, selon l’organisme qui les concocte (à savoir le Haut Conseil de la santé publique – HCSP- et l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail -Anses).

Ventilation

« Cela bouge peu car on a affaire à des pollutions diffuses, explique Jean-Louis Roumégas. C’est très compliqué d’agir sur tant de matériaux, et ce dans la sphère privée. » Son crédo : l’étiquetage et la ventilation. « En informant bien les gens et en aérant correctement, les concentrations en polluants chutent », assure le député, qui croit beaucoup au développement des métiers de « l’habitat sain ». L’une des recommandations du rapport consiste d’ailleurs à associer systématiquement normes d’aération et normes d’isolation thermique en cas de rénovation et de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, et à élargir le diagnostic de performance énergétique (DPE) au contrôle de la qualité de l’air intérieur.

Informer

Les parlementaires prennent acte de l’impatience des citoyens devant le « manque de réactivité des pouvoirs publics face aux enjeux environnementaux » ; mais ils font valoir que, face aux « étapes successives qui doivent être respectées avant de parvenir à une réglementation telle que l’étiquetage », le choix « quasi systématique » d’informer plutôt que d’interdire ou de réglementer finit par s’imposer. « L’information du consommateur a tout de suite un effet sur la demande et donc sur les processus de fabrication, estime le député de l’Hérault. Tout ne va pas être interdit. »

source : un article du JDLE.

Les dangers de l’humidité : l’avis d’un expert bâtiment

Vivre dans un logement humide est une situation fréquente. L’humidité est malheureusement presque devenue banale. Pourtant, elle a un impact négatif sur la qualité de l’air intérieur. La manifestation de ses signes (moisissures, taches, rouille, etc.) est, au-delà de l’aspect  inesthétique, une véritable menace pour la qualité de l’air, mais aussi pour l’intégrité du bâtiment. Philippe LAMY, Expert bâtiment, spécialiste des désordres dans les habitations et président-fondateur de LAMY Expertise, tire le signal d’alarme quant à cet enjeu de santé publique.

Quelles sont les formes de l’humidité dans une maison ?

L’humidité peut prendre plusieurs formes. Les plus courantes sont les traces noires et les moisissures (c’est à dire des petits champignons). Propriétaires, comme locataires pensent souvent que l’humidité est un phénomène anodin, juste peu esthétique. Beaucoup ne voit pas l’apparition de l’humidité comme un réel problème.

Vivre dans un logement humide est-il dangereux ?

L’humidité est non seulement un danger pour la santé des occupants, mais elle est aussi une menace pour le bâtiment même. En effet, l’humidité peut affaiblir la structure de l’ouvrage. Ainsi, par exemple, sous l’effet de l’humidité, les éléments bois (charpente et plancher le plus souvent) peuvent se dégrader et perdre leurs qualités mécaniques (risque d’effondrement partiel ou total des charpentes, poutres et planchers). Sans en arriver là, il est important de rappeler que l’humidité peut aussi avoir de graves conséquences : l’humidité peut, par exemple, favoriser de nombreuses affections respiratoires, comme la rhinite allergique chronique, l’allergie respiratoire et l’asthme. Des enfants, exposés depuis leur plus bas âge à ces affections banales, peuvent voir le développement de leur capacité respiratoire gravement compromis et arriver à l’âge adulte, avec une insuffisance respiratoire définitive.

La santé est-elle réellement menacée par l’humidité ?

Une maison ou un appartement humide est, de façon certaine, un terrain favorable aux maladies respiratoires. Plusieurs spécialistes de la santé l’ont démontré. L’humidité affecte la santé de nombreuses personnes, qui ne se doutent parfois pas, que cela provient de l’environnement humide de leur habitation. Par ailleurs, au sein des logements, les polluants sont 5 à 7 fois supérieurs qu’à l’extérieur. L’humidité apporte son lot de microorganismes allergisants.

Pourquoi réaliser une expertise humidité ?

Les origines de l’humidité sont diverses. L’absence de système de renouvellement de l’air intérieur ou le dysfonctionnement du système en place (généralement une VMC) est souvent la cause principale de désordres liés à l’humidité. La condensation d’explique, en général, par l’activité des occupants à l’intérieur du logement et/ou par une isolation périphérique insuffisante. Mais l’humidité peut aussi provenir de remontrées capillaires dans les murs, d’infiltration d’eau en toiture, etc. Afin d’être certain d’appliquer le traitement adapté (installer un système de type VMI, par exemple), il est recommandé de faire intervenir un expert bâtiment, indépendant et spécialisé en humidité.

 

 

Les risques de l’humidité et des moisissures sur la santé.

Les risques de l'humidité et des moisissures sur la santé. dans Actualités VENTILAIRSEC moisissures-150x99La maison est l’endroit où nous passons du temps avec les membres de notre famille, nos enfants, nos proches, c’est pourquoi il est important de s’assurer que nous vivons dans un environnement sain. Or, aujourd’hui dans les pays européens, notamment en France, les problèmes d’humidité et de moisissures touchent près d’une habitation sur quatre. La moisissure est couramment utilisée pour désigner les champignons microscopiques qui poussent sur les aliments et les matières humides. Elles peuvent être noires, blanches, de différentes couleurs ou même invisibles et peuvent dégager des odeurs de moisi ou de terre. Elles ont besoin d’humidité et d’une matière sur laquelle elles peuvent vivre, elles se forment sur les surfaces froides notamment les contours des fenêtres, les murs de la cuisine, de la salle de bain, les tapis. En effet, « le chaud est attiré par le froid ».

L’humidité et les moisissures peuvent provoquer des dégâts considérables sur les bâtiments et les installations intérieures, ce qui peut engendrer une perte de valeur de l’habitation ou des coûts d’assainissement colossaux.

Mais outre ce problème, les moisissures libèrent des spores dans l’air et leur inhalation a un effet très néfaste sur la santé. Les troubles occasionnés sont souvent des irritations au niveau des yeux, de la peau, des voies respiratoires et peuvent aller jusqu’à entrainer des allergies, de l’asthme, des bronchites. Elles sont d’autant plus dangereuses pour les personnes vulnérables notamment les enfants, nos ainés et les personnes malades (asthmatiques, mucoviscidose).

C’est pour ces différentes raisons qu’il est essentiel de nettoyer les traces de moisissures le plus vite possible tout en prenant des précautions (gants, masque, lunette) et trouver l’origine du problème d’humidité. Si aucune mesure n’est prise, elles peuvent nuire à la qualité de l’air intérieur.

Quelques mesures simples sont à prendre pour prévenir la formation des moisissures :

- vérifier l’absence de fuites d’eau (plomberie) et d’infiltrations au niveau des murs et des fenêtres.

- éloigner les meubles des murs extérieurs pour laisser circuler l’air chaud.

- nettoyer et assécher les surfaces mouillées comme les douches, baignoires, égouttoirs.

- baisser le taux d’humidité entre 40% et 60%.

- et surtout AERER ET VENTILER votre maison de façon naturelle en ouvrant les fenêtres deux à trois fois par jour pendant 5 à 10 minutes ou à l’aide d’appareil de ventilation tel que la VMI® Ventilairsec.

le moniteur : Qualité de l’air : l’étiquette A+ ne fait pas le bâtiment sain

 

 

Eric Leysens | 29/05/2013 | 12:19 | Santé

 

le moniteur : Qualité de l’air : l’étiquette A+ ne fait pas le bâtiment sain dans Actualités VENTILAIRSEC 380x304xIMAGE_20120523_17704411-380x505.jpg.pagespeed.ic.KTC6_UCOTZ

Mardi 28 mai, les intervenants du colloque «Défis Bâtiment et Santé »  ont montré qu’un assemblage de matériaux étiquetés A+ ne donne pas un bâtiment sain.

Suivant le même principe que l’étiquette énergie, les fabricants doivent afficher, depuis le 1er janvier 2012, les niveaux d’émission en polluants volatils de tous les nouveaux produits de construction et de décoration allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). D’ici septembre 2013, tous les produits de construction et de décoration vendus en France devront posséder cette étiquette.

Si le fait de choisir des produits étiquetés A+ conduit à améliorer la qualité de l’air du bâtiment, cela ne suffit pas. Les intervenants de la troisième édition des « Défis Bâtiment et santé », qui s’est tenue à Paris le mardi 28 mai, ont mis en avant les différents points de vigilance.

L’humidité et les UV modifient les émissions des matériaux

Les matériaux peuvent, sous l’effet d’un changement d’humidité ou des rayonnements solaires, se mettre à émettre des polluants en quantité nettement plus importante.  « Un revêtement de sol et des colles A+ installés quand la chape n’est pas encore sèche peuvent émettre des composés organiques volatils durant des mois », indique Suzanne Deoux, Professeur associé en ingénierie des stratégies de santé dans les bâtiments à l’Université d’Angers.

Les polluants d’une pièce ne sont pas la somme des émissions de chacun des matériaux

Les interactions entre les différentes émissions des matériaux et leur environnement  sont complexes et difficile à prendre en compte. C’est pourquoi, le CSTB travaille à une nouvelle version de son logiciel d’évaluation environnementale « Elodie », de manière à ce qu’il puisse, demain, permettre de calculer, de manière simplifiée, les concentrations théoriques en COV des pièces d’un projet. L’ambition est d’en faire un outil d’aide à la conception dont le fonctionnement se basera sur les informations contenues dans la base de données Inies, renseignée par les entreprises elles-mêmes. Ainsi, ces dernières devront, dans les mois qui viennent, l’enrichir de donnés sanitaires.

La qualité de l’air intérieur dépend aussi de l’environnement extérieur

Caroline Sauze, adjointe à la chef du bureau de la qualité technique de la DHUP, rappelle que l’environnement extérieur est un facteur de la qualité de l’air intérieur.

Consultante au sein du cabinet Architecture réalisations programmation, Manon Capitan souligne que la présence d’un pressing au rez-de-chaussée, les voies de circulation avoisinantes, le potentiel allergisant de la végétation environnante jouent sur la qualité de l’air intérieur. Elle indique également que le radon, gaz cancérogène fortement présent dans le massif central, en Bretagne et en Corse, multiplie par trois les risques de cancer lors d’une interaction avec le tabac.

Le mobilier et l’activité domestique peuvent émettre plus de polluants que le bâtiment

L’école des Mines d’Ales a réalisé des mesures dans ses salles de classe. L’étude a fait ressortir que le mobilier est le principal responsable des émissions de COV.
Mais l’absence d’étiquette pour l’ameublement  prive les occupants de repère. Le pôle ameublement de l’institut technologique FCBA  mène actuellement des études en vue d’une future étiquette.

La Direction des Risques Chroniques de l’Ineris, a elle évalué l’impact des activités domestiques. Son étude  du formaldéhyde dans 9 produits ménagers testés sur 10 et, des mesures en conditions réelles ont montré que l’application de mousse au sol génère des concentrations conséquentes de limonène et des particules fines.

L’exploitation du bâtiment change tout

Bouygues Immobilier a mesuré dans les bureaux de ses collaborateurs  les concentrations de COV en temps réel.  Le promoteur constate qu’à son siège d’Issy-les-Moulineaux (92), quand  il y a du monde en salle des réunions les COV augmentent. Dans son immeuble  du 32 Avenue  Hoche à Paris, la concentration est divisée par 3 entre le jour et la nuit. Ceci s’explique par l’effet de la ventilation qui démarrage à 5h du matin et s’arrête à 22h.

 

Eric Leysens | Source LE MONITEUR.FR

 




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