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Automobile : un concentré de pollution à l’intérieur des voitures

Une étude réalisée dans 3 villes françaises montre que l’habitacle des véhicules s’apparente à un nid à polluants.

voiture

Fatigue, vertiges, maux de tête, yeux irrités, éternuements, problèmes respiratoires, toux, bronches encombrées : même au volant d’une voiture aux vitres fermées, la pollution produit des effets désastreux sur la santé.

Les résultats d’une enquête menée par l’ASEF (Association Santé Environnement France) à Paris, Marseille et Grenoble sont sans appel : l’air respiré à l’intérieur de l’habitacle d’un véhicule présenterait un degré de pollution plus élevé qu’à l’extérieur.

Les taux de particules fines, de dioxyde d’azote et de benzène relevés montrent un phénomène d’accumulation dans cet espace clos.

«Quotidiennement vous prenez votre petite dose de poison» alarme le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l’ASEF et chirurgien-pédiatre à l’origine de cette étude.

Un cocktail toxique

L’ASEF a décidé de braquer les projecteurs sur ce sujet méconnu. « Nous avons l’impression qu’à l’intérieur de nos voitures, les vitres fermées, la pollution qui se trouve à l’extérieur ne nous concerne pas », fait remarquer Patrice Halimi. Et de poursuivre : « Pourtant, comme notre enquête l’a montré, nous ne sommes pas à l’abri. Loin de là ! Derrière le volant, nous respirons tous les jours un cocktail toxique. »

Ainsi, tout automobiliste est exposé. Mais les personnes qui passent beaucoup de temps dans leurs voitures pour des raisons professionnelles sont encore plus concernées. Chauffeurs, livreurs, employés de péage, commerciaux et autres professionnels de la route voient décupler leurs risques de contracter une maladie. Selon le Ministère de l’Ecologie, à elles seules, les particules fines provoqueraient 42 000 décès prématurés tous les ans sur le territoire français.
 – (Getty images : MoMo Productions)
Quatre fois plus de pollution

Organisation professionnelle représentant la distribution automobile, la FEDA a également décidé de braquer les projecteurs sur ce problème de santé. Lieu confiné et rarement aéré, l’intérieur du véhicule présenterait un degré de pollution quatre fois supérieur à celui de l’air extérieur.

« Contrairement aux idées reçues, l’air respiré dans l’habitacle peut être plus nocif que celui respiré par un piéton ou un cycliste effectuant le même parcours, explique Alain Landec, président de la FEDA. Ces particules respirées sont mauvaises pour la santé de tous les occupants du véhicule au quotidien. »

Santé et sécurité routière

La pollution de l’habitacle nuit non seulement à la santé, mais représente un enjeu de sécurité routière. Ainsi, lorsque le filtre à charbon actif, rempart contre les polluants, est usé, il devient plus difficile de désembuer le pare-brise.  « un éternuement au volant à une vitesse de 80 km/h équivaut à parcourir à l’aveugle une distance de 25 mètres. »

 – (Getty images : Vstock LLC)
Il est  recommandé de changer de filtre à charbon actif une fois par an, d’aérer régulièrement, d’aspirer tapis et tissus des sièges une fois par mois et de désinfecter l’habitacle une fois par an. Et ce d’autant que l’ASEF estime que les filtres d’habitacle ne protègent ni des particules fines, ni des gaz comme le benzène…

La pollution de l’air en France coûterait 100 milliards d’euros par an

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La pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la France, selon une commission d’enquête du Sénat, qui y voit une « aberration économique » et propose notamment d’augmenter la fiscalité du diesel et de taxer les émissions de polluants.

Dans son rapport intitulé « Pollution de l’air: le coût de l’inaction » et rendu public mercredi, la commission évalue globalement à 101,3 milliards d’euros le coût annuel de la pollution de l’air.

Car si l’air est globalement « moins pollué« , la pollution « a changé de nature« , moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l’agriculture et l’air intérieur, constate le rapport.

Le sujet est aussi devenu une préoccupation majeure des Français, mise en évidence lors des fréquents pics de pollution.

Les particules, un des principaux polluants atmosphériques avec l’ozone et les oxydes d’azote, sont responsables de 42.000 morts prématurées en France chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon la Commission, le coût sanitaire global (traitements des maladies, mortalité prématurée, absentéisme, etc.) représente « entre 68 et 97 milliards d’euros« , dont 3 milliards pour le seul impact sur la sécurité sociale, tandis que le coût non sanitaire (baisse des rendements agricoles dégradation des bâtiments, dépenses de prévention, etc.) atteint 4,3 milliards d’euros.

Mais le coût global « est largement sous estimé« , prévient Leïla Aïchi, la rapporteure de la commission, pour qui la France « est en retard » et « manque de recherches sur cette question« .

Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment +l’effet cocktail+ en présence de plusieurs polluants, insiste-t-elle.

Par ailleurs, la France fait aussi l’objet d’une procédure d’infraction lancée par la Commission européenne pour le non respect des valeurs limites de particules fines dans certaines zones identifiées.

Outre des efforts sur la connaissance du phénomène, la commission préconise donc de s’attaquer aux sources principales de la pollution de l’air, transports en tête.

Ce secteur représente en effet 59% des émissions d’oxydes d’azote et entre 16 et 19% des émissions de particules fines.

Les sénateurs plaident notamment en faveur d’ »une véritable fiscalité écologique« , comme la mise en place d’une taxe sur les émissions d’azote, d’oxyde d’azote et de particules fines, et préconise de « compléter les normes existantes« , mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus.

Véritable serpent de mer depuis des années, l’alignement progressif jusqu’en 2020 de la fiscalité de l’essence et du diesel est proné dans ce rapport pour sortir de « l’ambiguité persistante des pouvoirs publics« , ainsi que la déduction de la TVA sur l’essence et l’électricité utilisée pour les véhicules hybrides et électriques. 

La rapporteure met l’accent sur le fait que les propositions sont « largement consensuelles« , le rapport ayant été voté à l’unanimité.

Dans l’agriculture, la commission recommande d’étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs et de mieux contrôler les dispersions de polluants.

Elle préconise aussi, dans le domaine de la consommation, d’intégrer l’impact sur la qualité de l’air dans les dossiers d’autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires et d’instaurer progressivement sur trois ans l’étiquetage des produits d’entretien en fonction de leurs émissions de polluants volatils

Entre 2009 et 2013, le recours aux produits phytosanitaires a ainsi augmenté de 5%.

Face aux critiques de certains acteurs économiques sur l’impact négatif de ces mesures sur l’économie et l’emploi, Leila Aïchi répond que « compte tenu des coûts » en jeu, « considérer l’environnement, la santé, comme des variables d’ajustement économique (…) ne semble pas pertinent« .

Il faut « faire en sorte que cette contrainte environnementale devienne une opportunité économique« , ajoute-t-elle.

Déjà aujourd’hui, le bénéfice sanitaire net de la lutte contre la pollution s’élève à plus de 11 milliards d’euros par an, note la commission.

 voir le rapport

source : L’EXPRESS

Nouveau plan anti-pollution : les villes appelées à s’engager

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Ségolène Royal a présenté le 2 juin devant le Conseil national de l’air un nouveau plan d’action pour lutter contre la pollution atmosphérique. Il prévoit notamment le classement des véhicules en fonction de leur niveau de pollution, pour que les plus vertueux puissent bénéficier de conditions de circulation et de modalités de stationnement privilégiées. Les élus locaux sont aussi appelés à s’engager pour la qualité de l’air à travers un appel à projets « Villes respirables en 5 ans ».

Rappelant que « plusieurs dizaines de millions de Français restent exposés à une mauvaise qualité de l’air » et que la France est menacée de poursuites devant la Cour de justice de l’Union européenne, Ségolène Royal a présenté le 2 juin devant le Conseil national de l’air un plan pour « baisser de manière pérenne les pollutions et éviter les pics ». La ministre de l’Ecologie a affirmé vouloir « créer des mécaniques positives » et des « outils au service des collectivités pour appuyer leurs décisions opérationnelles ».
Le premier outil mis en avant est le « certificat de qualité de l’air », une pastille de couleur apposée sur le pare-brise qui identifiera les véhicules selon leurs émissions polluantes. Six classes seront créées qui « permettront de différencier finement les véhicules les plus anciens et d’adopter une progressivité dans les mesures qui seront mises en place », a expliqué Ségolène Royal. De 1 à 6, les véhicules seront donc classés des moins aux plus polluants (émissions d’oxydes d’azote, particules). Au départ, le ministère de l’Intérieur, qui a participé à l’élaboration du dispositif avec le ministère de l’Ecologie, avait imaginé une vignette verte, avec toute une palette de dégradés selon le niveau de pollution des véhicules. Pour plus de lisibilité, elles seront finalement de couleurs différentes. Par exemple vert pour la catégorie 1 (normes Euro 5 et 6 pour les véhicules à essence à partir du 1er janvier 2011). Ou gris en catégorie 6 (véhicules diesel ou essence immatriculés pour la 1e fois avant fin décembre 1996). Certains véhicules d’intervention et d’urgence pourront bénéficier d’une dérogation. Les véhicules électriques seront « hors concours », en bleu, autorisés à circuler dans les meilleures conditions.

Démarche volontaire

Pour Ségolène Royal, il n’était pas question de classer les nouveaux modèles diesel en 1 (vert), en dépit des affirmations des constructeurs sur la qualité de leurs derniers-nés. « Il y a un signal à donner pour préparer l’après-diesel. Les Français n’auraient plus rien compris », a-t-elle dit. Pour les deux-roues, véhicules utilitaires légers, poids lourds et autocars, le principe de la pastille est le même, avec une classification différente selon les normes Euro.
L’acquisition de ces pastilles se fera en tout cas sur la base du volontariat, a insisté Ségolène Royal, fidèle à son principe de l’ »écologie positive ». La vignette pourra être obtenue sur demande, par courrier ou internet, auprès du système d’immatriculation des véhicules (SIV). Le certificat sera gratuit durant les six premiers mois de mise en place, puis facturé environ 5 euros, correspondant au coût de fabrication et d’envoi. Pour limiter les fraudes, il comportera un « flashcode » avec une signature numérique, a précisé le ministère de l’Ecologie.
Ce sera aux collectivités territoriales de se saisir de ce système pour créer des « zones de circulation restreinte », dites ZCR, prévues par le projet de loi sur la transition énergétique. « C’est une dynamique positive: c’est efficace parce que les gens vont faire leurs calculs et voir que c’est gagnant » d’opter pour un véhicule moins polluant, a affirmé la ministre parce que « vous faites des économies d’entretien et d’essence, et que vous avez le stationnement gratuit, vous allez pouvoir circuler dans les zones à circulation réduite, ou en cas de pic de pollution, etc ». De fait, les véhicules sans pastille ne pourront bénéficier des accès réduits. Le principe de la pastille est d’ailleurs utilisé en Allemagne, au Danemark ou en Italie, souligne le ministère qui rappelle qu’en ville la pollution atmosphérique, et notamment celle liée aux particules fines, provient largement du trafic routier. Cette situation entraîne chaque année une augmentation des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. L’OMS a en outre classé le diesel comme cancérogène certain et les émissions des moteurs essence comme cancérogènes probables.
Ségolène Royal a appelé les élus locaux à « changer la civilisation des transports dans les villes » en s’appuyant sur ce nouvel outil et sur les autres mesures été adoptées ces derniers mois, notamment dans le projet de loi sur la transition énergétique : plans de mobilité rendus obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés concernées par un plan de déplacements urbains (PDU), obligation d’acheter des véhicules propres pour les flottes publiques, renouvellement des autobus et des autocars par des modèles moins polluants à partir de 2020, indemnité kilométrique vélo pour les trajets domicile-travail des salariés, crédit d’impôt pour les entreprises achetant une flotte de vélos, bonus allant jusqu’à 10.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique…

« Faire émerger des villes laboratoires » pour la qualité de l’air

La ministre de l’Ecologie a aussi lancé le 2 juin un appel à projets « Villes respirables en cinq ans ». L’objectif est de « faire émerger des villes laboratoires » dans la lutte pour la qualité de l’air qui mettent en oeuvre des mesures « exemplaires », « afin de garantir, dans un délai de cinq ans, un air sain aux populations ».
Les villes candidates, qui devront être situées « prioritairement dans l’une des 36 zones couvertes par un plan de protection de l’atmosphère » (PPA) devront se faire connaître avant le 5 septembre 2015. Les lauréats, qui recevront un premier apport d’un million d’euros, seront annoncés le 25 septembre, date de la journée nationale de la qualité de l’air. Ils devront s’engager à « mettre en œuvre des mesures radicales dans le domaine de la mobilité mais également au regard des enjeux locaux, dans le domaine résidentiel, industriel et agricole ». Ces dispositions devront comprendre une ZCR et « au moins deux actions complémentaires portant sur des secteurs différents, adaptées aux spécificités du territoire ». Le projet présenté devra aussi se situer à une échelle intercommunale. Leur programme de mobilité devra « favoriser les mobilités durables », « faciliter le développement de la mobilité électrique », et « viser à éliminer en cinq ans le diesel ».
« L’idée est de changer la civilisation de la ville, et de donner aux municipalités, dont je salue le travail, la possibilité de prendre à bras le corps ce problème majeur de santé publique », a expliqué Ségolène Royal. Pendant cinq ans, les collectivités bénéficieront d’un appui, notamment financier. « Elles sont obligées de s’engager » car plusieurs agglomérations comme Paris et Marseille sont concernées par une injonction européenne pour dépassement des valeurs limites sur les particules, a prévenu la ministre. « Les habitants sont de plus en plus sensibles à ce problème », a-t-elle noté.

Vers une nouvelle gestion des pics de pollution

S’agissant de la gestion des pics de pollution, Ségolène Royal a indiqué avoir reçu les premières propositions de la mission d’inspection sur le processus de décision. Elle avait lancé cette mission après la polémique qui l’a opposée en mars dernier à la maire de Paris Anne Hidalgo sur l’opportunité de mettre en place la circulation alternée lors d’un de ces pics. Assurant « tenir compte des demandes et des attentes de la maire de Paris qui sont tout à fait légitimes », la ministre de l’Ecologie a annoncé que l’arrêté du 26 mars 2014 serait modifié « d’ici à la fin de l’année » pour favoriser une plus grande « participation du public à la prise de décision » et introduire une « cogestion » entre l’Etat et les collectivités.
Anne Hidalgo s’est félicitée dans un communiqué de la mise en place du système de certificats de qualité de l’air. « Nous avions souhaité la mise en place d’un tel dispositif qui trouve toute sa place dans le plan pour l’amélioration de la qualité de l’air (…); je me réjouis donc de sa mise en oeuvre effective », a-t-elle affirmé. A partir du 1er juillet 2016, la ville entend mettre en place une zone à circulation restreinte comme le prévoit le projet de loi sur la transition énergétique. « Grâce aux pastilles de certification, les services de la préfecture de Police seront à même de contrôler plus efficacement la circulation des véhicules polluants dans Paris », a estimé Anne Hidalgo.

Plus d’un tiers des Français déclarent souffrir d’allergie

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Plus d’un tiers des Français déclarent souffrir d’allergie avec une proportion plus élevée chez les plus jeunes et la pollution est désignée comme la cause principale des allergies, selon un sondage publié mardi.
37% des personnes interrogées disent avoir souffert « d’au moins une allergie » au cours des 12 derniers mois, selon ce sondage réalisé par OpinionWay en février 2015 auprès de 1.024 personnes représentatives de 18 ans et plus.

Les allergies les plus communément citées sont les rhumes des foins, les allergies aux pollens et aux graminées: un quart des personnes disent avoir éprouvé au moins une fois ces 12 derniers mois ce type d’allergies.
Arrivent ensuite les allergies aux acariens, à la poussière (14% déclarent en avoir souffert ces 12 derniers mois) devant celles aux animaux et à leurs poils (7%) et les allergies alimentaires (6%).
Les jeunes se déclarent le plus souvent sujets aux allergies: 46% des 25/34 ans et 42% des 18/24 ans déclarent au moins une allergie ces 12 derniers mois contre 29% pour les plus de 65 ans et 31% pour les 50-64 ans.
Les femmes déclarent plus souvent souffrir d’allergie par rapport aux hommes : 41% d’entre elles avouent au moins un épisode allergique ces 12 mois contre 33% chez les hommes.
La « pollution de l’air, notamment les particules fines » est la cause première la plus fréquemment citée par les sondés (37%) pour expliquer les allergies devant « l’augmentation des allergènes » (substances capables d’entraîner des réactions allergiques – citée par 21% des sondés) et « l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture » (12%).
Ce sondage a été réalisé pour le compte de la fondation du groupe pharmaceutique Stallergenes, spécialiste des traitements contre les allergies, à l’occasion d’une conférence organisée mardi à Paris sur allergies et changement climatique.
Selon cette enquête d’opinion, seulement 5% des personnes interrogées citent les dérèglements climatiques comme principale cause des allergies.
« Relativement peu de personnes font le lien entre changement climatique, pollution et augmentation des allergies » commente Christine Rolland, directrice de l’association Asthme et Allergies dans un communiqué diffusé par la Fondation Stallergenes.
« Si nous avons tendance à accuser la pollution de différents maux, nous ne savons pas toujours qu’elle est liée au changement climatique » souligne-t-elle.
L’augmentation des températures entraîne une production plus importante de pollens et des périodes de pollinisation prolongées, ce qui tend à exacerber les réactions allergiques, selon les spécialistes.

source : www.leparisien.fr

La qualité de l’air intérieur : mieux vaut s’en préoccuper

La question de la qualité de l’air à l’intérieur des lieux de vie (habitation et lieu de travail) s’est posée face à l’émergence de plus en plus de problématique de pathologies de types allergiques, des atteintes des voies respiratoires et de toutes les muqueuses, depuis une vingtaine années et touchant les populations des pays industrialisés.

Suite à la hausse des prix des produits pétroliers, des campagnes de sensibilisation aux économies d’énergie ont vu le jour avec l’objectif de rechercher une meilleure isolation et étanchéité des bâtiments. En effet, cette recherche de maîtrise des coûts et d’économies énergétiques a conduit les constructeurs à créer des espaces de plus en plus clos et confinés. Ceci s’est assorti d’une maîtrise et d’une régulation mécanisées des paramètres climatiques intérieurs et des flux d’air. Concomitamment, un cortège de plaintes relatives à la qualité de l’environnement intérieur a émergé. Le premier cas ayant illustré et donné l’ampleur de cette problématique de la qualité de l’air intérieur a été illustrée par le rassemblement de la légion américaine à Philadelphie en 1976. Au cours de cet événement, environ 200 personnes ont présenté des symptômes de pneumonie et une trentaine en sont mortes. Après analyses, une bactérie a été retrouvée dans les bacs d’eau des installations de conditionnement d’air, appelée depuis légionella. La maladie provoquée a reçu le nom de « maladie des légionnaires ».

Syndrome des bâtiments malsains ou malades

Face à cet événement, des études épidémiologiques ont vu le jour et ont confirmé l’ampleur du phénomène. Des situations semblables à celles de Philadelphie ont été signalées. Les termes de « sick building syndrome » (SBS) et/ou de « building-related illness » (BRI) ont été donnés à ces problèmes sanitaires dont la causalité est en lien avec la qualité de l’air intérieur. En français, la terminologie adoptée est « syndrome des bâtiments malsains ou malades » et les manifestations en lien de « maladie liée aux bâtiments ».

Ce phénomène se caractérise par un ou plusieurs symptômes non spécifiques touchant la peau, les muqueuses, le système respiratoire et/ou le système nerveux central. Dans un même bâtiment, les gens peuvent présenter des symptômes évoquant des étiologies très différentes. Les manifestations apparaissent rapidement lors des séjours dans des bâtiments pour la plupart récents. Ces épisode d’atteintes s’estompent et disparaissent dès que les gens quittent ces locaux, le soir, le week-end et durant les congés.

Les plaintes enregistrées sont dans un premier temps : inconfort, manifestations qui ne présentent pas de menace pour la santé physiologique, du moins à court terme. Face à une présence régulière dans un tel environnement délétère, des asthmes, des pneumopathies peuvent s’installer chez certains sujets fragilisés et suivant la nature des polluants peuvent être plus graves et provoquer des cancers à long terme.

Aujourd’hui, ces phénomènes de pollution de l’air intérieur en France sont pris en considération et représentent un coût social non négligeable. En effet, il a été estimé à dix-neuf milliards d’euros annuellement par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation de l’environnement et du travail (ANSES) ainsi que par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). De plus, l’OMS estime que 30 % des bâtiments non industriels dans les pays industrialisés, pourraient être concernés par ce syndrome des bâtiments malsains. Les lieux de travail ne sont évidemment pas épargnés par ce phénomène. En effet d’après l’Association de recherche clinique en allergologie et asthmologie, 30 % des cas d’exposition à la pollution intérieure relèvent du lieu professionnel.

Au cours des expertises CHSCT pour le compte du cabinet Technologia, j’ai pu à plusieurs reprises, étudier la problématique de la qualité de l’air intérieur. Les facteurs sont multiples et par souci de clarté peuvent être classés en deux grandes catégories : les facteurs ambiants et les facteurs sociaux organisationnels.

On entend par les facteurs ambiants :

  • la pollution extérieure au bâtiment, les matériaux utilisés dans le bâtiment et pour l’ameublement,
  • les activités réalisées à l’intérieur des locaux,
  • l’installation de la régulation de la température couplée ou non avec les systèmes d’assainissement de l’air (ventilation/climatisation),
  • la pollution microbiologique,
  • la température, l’hygrométrie ambiante ou humidité de l’air, le rayonnement thermique, l’éclairage, le bruit, les ondes électromagnétiques etc.

On entend par facteurs sociaux et organisationnels :

le « stress » au travail, qui repose essentiellement sur des problèmes de management et d’organisation du travail provoquant entre autres de l’insatisfaction, de l’anxiété, la non-reconnaissance, des tensions au sein d’un collectif, phénomènes qui, en prenant de l’ampleur, « s’extériorisent » par la déclaration de pathologies. Néanmoins, sa dynamique est bien différente de celle des problèmes de qualité de l’air intérieur car plus irrationnelle, soudaine, violente avec des symptômes décrits comme de l’hyperventilation, nausée, syncope qui ne se rencontrent que peu dans les cas où la pollution des ambiances intérieures sont les éléments causaux.

Dans le monde du travail, aucun secteur d’activité n’est épargné : les secteurs marchands (banques, commerces, hôtels, réparation et commerce automobile) et non marchands (enseignement, santé, sécurité).

Face à la prise de conscience de ce problème grandissant, l’observatoire de la qualité de l’air interieur (OQAI) a été créé le 10 juillet 2001 par une convention signée entre les ministères de tutelle (Logement, Santé et Environnement) et les présidents de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Son objectif est de mettre en place un dispositif de recherche pour recueillir des données sur les « polluants » présents dans les atmosphères intérieures des différents lieux de vie. L’INRS vient de publier un article sur le sujet montrant sa considération pour ce risque émergent. Même si ce n’est pas encore une préoccupation de premier plan, l’INRS observe depuis trois ans une augmentation de demande d’assistance sur cette problématique car, comme indiqué ci-dessus, à long terme des pathologies peuvent être très invalidantes et pénaliser l’activité d’une entreprise. Dans des cas extrêmes, des effets plus graves peuvent être observés : intoxications, allergies respiratoires (rhinites, asthmes) et les effets à long terme pourraient provoquer des pathologies respiratoires ou cardiovasculaires, voire tumorales.

Au cours de nos expertises, des dégradations de la santé des personnes exposées et l’émergence d’asthmes invalidants chez les personnes les plus fragiles en passant par des syndromes d’intolérance aux odeurs chimiques ont été constatées.

Malheureusement, il est bien connu que la ventilation est le lot « pauvre » dans la construction.

Ce risque doit être analysé de façon méthodique car bien des facteurs doivent être considérés avant de pouvoir poser un diagnostic. L’élément majeur, à étudier en priorité, concerne le dysfonctionnement de la ventilation. Malheureusement, il est bien connu que la ventilation est le lot « pauvre » dans la construction. C’est en effet sur cette ligne budgétaire où des rognages s’opèrent pour réduire les coûts… Dans ce contexte déjà complexe, des éléments psychologiques et de non-considération amplifiant ou dégradant encore plus l’état de santé des salariés atteints peuvent s’ajouter.

Au total, plus de 1 000 substances chimiques peuvent être présentes en intérieur, parmi lesquelles on retrouve souvent des composés organiques volatils (COV) ou semi-volatils (COSV). Les COV comme les aldéhydes sont, le plus souvent, à l’origine d’irritations des yeux et des voies respiratoires. Certains d’entre eux, comme le benzène et le formaldéhyde, sont en outre classés « cancérogènes certains » chez l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). D’autres effets, neurotoxiques ou visant la fonction de reproduction, des perturbateurs endocriniens sont également possibles, associés à des substances retrouvées pour partie dans les environnements clos comme les pesticides, phtalates, polybromodiphényléthers, polychlorobiphényles etc. Quant à la pollution d’origine biologique, les allergènes domestiques (d’acariens, de chat, de chien etc.) sont susceptibles d’entraîner des réactions allergiques chez les personnes prédisposées. De même, les moisissures et les composés qu’elles libèrent (mycotoxines, composés organiques volatils), sont également reconnus comme pouvant être à l’origine de pathologies allergiques. Si les allergènes d’acariens et d’animaux domestiques sont généralement peu présents dans les bureaux, la contamination des circuits de ventilation par des moisissures ou des bactéries représente l’un des risques à l’origine du syndrome du « bâtiment malsain » décrit en en-tête de cet article. De plus, certaines émissions sont liées au matériel informatique, comme les photocopieurs, les imprimantes qui émettent de l’ozone ainsi que des particules fines et ultrafines.

Face à cette situation, l’ANSES a proposé des valeurs guides de qualité de l’air intérieur (VGAI). Le but est de fixer des valeurs réglementaires de surveillance de la qualité de l’air intérieur pour la population générale qui sont à distinguer des valeurs limites d’exposition professionnelle les VLEP. Ces VGAI sont essentiellement basées uniquement sur des critères sanitaires et sont de nature indicative. Si le formaldéhyde est pris pour exemple, cette molécule possède une VLEP-8h de 0,61mg/m3 d’air, une VGAI-2h de 50µg/m3. L’OMS prône une valeur de 100µg/m3 sur du court et long terme… Le formaldéhyde est un produit très consommé dans l’industrie du bois et se retrouve partout dans la fabrication de panneaux, de contre-plaqués, de charpentes et peut s’émaner du mobilier entre autres. Au-delà de ce point, onze polluants de l’air intérieur sont ciblés par l’ANSES : formaldéhyde, monoxyde de carbone, benzène, naphtalène, trichloréthylène, tétrachloroéthylène et son annexe, particules, acide cyanhydrique, dioxyde d’azote, acroléine, acétaldéhyde.

Par ailleurs, l’OQAI a mis en place un classement des polluants de l’air intérieur sur la base de critères de toxicité à court et long termes, des niveaux d’exposition observés, de la traçabilité de certaines sources ainsi que sur la fréquence d’apparition des polluants dans les bâtiments. Synthétiquement, des substances préoccupantes pour les logements, pour les écoles et les bureaux ont été distinguées. Concernant ces derniers, 5 substances ont été classées comme « hautement prioritaires » dont le benzène et formaldéhyde bien connus et 16 autres substances « très prioritaires » comme le toluène, le dichlorométhane….

En 2010, la loi Grenelle a introduit une obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public à la charge du propriétaire ou de l’exploitant de l’établissement. Les articles R. 221-30 à R. 221-37 du code de l’environnement précisent le champ d’application de cette surveillance, les catégories d’établissements concernés, le calendrier d’entrée en vigueur et les principales obligations. Le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public prévoyait cette mise en œuvre progressive devant articuler autour de quatre échéances dont la première avant le 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans (9 000 environ) et les écoles maternelles (17 000 environ). La reculade de la ministre de l’Écologie sur la mise en place de ce décret voté sous le gouvernement de François Fillon et sa simplification feraient écho aux inquiétudes de municipalités face au coût qu’aurait présenté l’application de ces mesures, évaluées entre 2 000 à 3 000 euros pour une petite agglomération. Par ailleurs, ce décret aurait obtenu le « deuxième prix des normes absurdes » dans le rapport de la « mission de lutte contre l’inflation normative » d’Alain Lambert et Jean-Claude Boulard remis en mars 2013. La ministre a remplacé l’obligation de mesurer la qualité de l’air dans les écoles et les crèches par un guide de bonnes pratiques, pour l’instant, dans l’attente de l’application du décret simplifié repoussé à 2018…

Quels sont donc les premières recommandations à proposer pour garantir une qualité satisfaisante de l’air intérieur ?

En première lieu, la ventilation. C’est le moyen qui reste le plus efficace face à cette problématique de qualité d’air au travail. Ainsi, un système de ventilation performant et entretenu régulièrement et correctement de façon annuelle permet d’éviter 80 % des problèmes d’intoxication.

Dans le cadre de toute construction, aménagement ou rénovation, un travail de réflexion doit être mené systématiquement en amont sur le choix des matériaux respectueux de la santé et de l’environnement.

Le choix des éléments d’ameublements doit être guidé par la mise en place maintenant de produits étiquetés en fonction de leurs niveaux d’émission en COV des produits, allant de A+ (produits très faiblement émissifs) à C (fortes émissions).

Il en va de même pour le choix des peintures des revêtements de sol etc. de l’aménagement des locaux en ayant soin d’isoler tous les équipements en capacité d’émettre des polluants comme les imprimantes dans une pièce avec un débit de ventilation spécifique et adéquate.

De plus, les produits d’entretien et de nettoyage doivent aussi faire l’objet de toutes les attentions en évitant l’utilisation de produits parfumant augmentant la charge polluante.

L’aération quotidienne d’un minimum de 10min des pièces de vie ou de travail doit être adopté.

Dans nos expertises CHSCT, l’effet cocktail de ces produits chimiques est régulièrement pris en compte, potentialisant les dommages sur la santé des salariés mais aussi les effets combinatoires avec des expositions à des agents physiques et ceci sur du court, moyen et long termes.

 

Source : www.miroirsocial.com

Les dangers de l’humidité : l’avis d’un expert bâtiment

Vivre dans un logement humide est une situation fréquente. L’humidité est malheureusement presque devenue banale. Pourtant, elle a un impact négatif sur la qualité de l’air intérieur. La manifestation de ses signes (moisissures, taches, rouille, etc.) est, au-delà de l’aspect  inesthétique, une véritable menace pour la qualité de l’air, mais aussi pour l’intégrité du bâtiment. Philippe LAMY, Expert bâtiment, spécialiste des désordres dans les habitations et président-fondateur de LAMY Expertise, tire le signal d’alarme quant à cet enjeu de santé publique.

Quelles sont les formes de l’humidité dans une maison ?

L’humidité peut prendre plusieurs formes. Les plus courantes sont les traces noires et les moisissures (c’est à dire des petits champignons). Propriétaires, comme locataires pensent souvent que l’humidité est un phénomène anodin, juste peu esthétique. Beaucoup ne voit pas l’apparition de l’humidité comme un réel problème.

Vivre dans un logement humide est-il dangereux ?

L’humidité est non seulement un danger pour la santé des occupants, mais elle est aussi une menace pour le bâtiment même. En effet, l’humidité peut affaiblir la structure de l’ouvrage. Ainsi, par exemple, sous l’effet de l’humidité, les éléments bois (charpente et plancher le plus souvent) peuvent se dégrader et perdre leurs qualités mécaniques (risque d’effondrement partiel ou total des charpentes, poutres et planchers). Sans en arriver là, il est important de rappeler que l’humidité peut aussi avoir de graves conséquences : l’humidité peut, par exemple, favoriser de nombreuses affections respiratoires, comme la rhinite allergique chronique, l’allergie respiratoire et l’asthme. Des enfants, exposés depuis leur plus bas âge à ces affections banales, peuvent voir le développement de leur capacité respiratoire gravement compromis et arriver à l’âge adulte, avec une insuffisance respiratoire définitive.

La santé est-elle réellement menacée par l’humidité ?

Une maison ou un appartement humide est, de façon certaine, un terrain favorable aux maladies respiratoires. Plusieurs spécialistes de la santé l’ont démontré. L’humidité affecte la santé de nombreuses personnes, qui ne se doutent parfois pas, que cela provient de l’environnement humide de leur habitation. Par ailleurs, au sein des logements, les polluants sont 5 à 7 fois supérieurs qu’à l’extérieur. L’humidité apporte son lot de microorganismes allergisants.

Pourquoi réaliser une expertise humidité ?

Les origines de l’humidité sont diverses. L’absence de système de renouvellement de l’air intérieur ou le dysfonctionnement du système en place (généralement une VMC) est souvent la cause principale de désordres liés à l’humidité. La condensation d’explique, en général, par l’activité des occupants à l’intérieur du logement et/ou par une isolation périphérique insuffisante. Mais l’humidité peut aussi provenir de remontrées capillaires dans les murs, d’infiltration d’eau en toiture, etc. Afin d’être certain d’appliquer le traitement adapté (installer un système de type VMI, par exemple), il est recommandé de faire intervenir un expert bâtiment, indépendant et spécialisé en humidité.

 

 

L’allergie un fléau récurrent en constante progression.

L’OMS révèle dans sa dernière étude que depuis 1968, le nombre de personnes touchées par une allergie est passé de 3,8% à 30 %. C’est la quatrième maladie présente dans le monde après le cancer, les pathologies cardio-vasculaires et le sida.

allergie

Comment se passe la propagation de l’allergie auprès de l’homme ?

On sait aujourd’hui que notre environnement joue un rôle important dans la propagation de l’allergie. Les éléments en cause sont :

- le réchauffement climatique augmente la pollinisation des espèces végétales.

- la pollution atmosphérique fragilise nos voies respiratoires et les rend donc plus sensibles aux attaques d’acariens et  des pollens.

On constate également une augmentation des populations allergiques liées à la surprotection de la médecine (vaccination…). On a observé que les enfants qui grandissaient et vivaient à la ferme  étaient beaucoup moins allergiques que les autres.

La pollution intérieure joue un rôle important dans la propagation des allergies, avec l’apparition des chocs pétroliers nos maisons sont de plus en plus et de mieux en mieux isolées. Par ailleurs, les polluants sont de plus en plus présents au sein de nos habitats. Nous y passons 80 % de notre temps, ce qui nous expose à des risques pour la santé bien supérieurs à ceux qu’ont connu les générations précédentes avec la ventilation naturelle de l’époque. Ce constat est valable dans les maisons individuelles mais aussi dans les établissements recevant du public comme les écoles et les crèches.

Quelles sont les allergies les plus importantes ?

Ce sont les allergies respiratoires du fait du pollen et de la pollution qui sont le plus présentes.

Les allergies alimentaires sont aussi en augmentation, mais surtout, on prévoit que 50 % de la population en 2050 sera touchée par les allergies.

Les environnements favorisant les allergies :

Cela commence dès la conception de l’enfant. En effet une mère enceinte qui fume augmente les risques d’allergies en inscrivant l’allergie dans le génome de l’enfant qui lui aussi transmettra par la suite ses allergies à ses descendants. (Ce phénomène se nomme l’épigénétique)

Malgré des expérimentations sur l’alimentation, le mode de vie des enfants, aucune amélioration n’est visible pour le moment. Néanmoins, en réduisant notre environnement pollué nous pourrions inverser la tendance efficacement.

Pour stopper la propagation des allergies auprès des générations futures, il faut d’ores et déjà commencer à mieux ventiler nos lieux de vie et bien plus encore pour les foyers dans l’attente d’une naissance.

La malnutrition résultat de l’augmentation de la pollution au CO2

blé

Dans moins de 25 ans, un blé moins nutritif

L’agriculture est bouleversée par la hausse du CO2 atmosphérique. Selon une étude publiée dans la revue NATURE, la montée du CO2 va entraîner d’importantes conséquences sur la qualité nutritionnelle des récoltes, notamment sur les teneurs en zinc, en fer et en protéines.

Une étude publiée par Sam Myers révèle que d’ici 2050 le blé pourrait voir sa teneur en zinc (- 9,3%), en fer (- 5,1%) et en protéines diminuer (- 6,3%).

Les recherches effectuées en laboratoire avaient déjà conclu à de tels effets du CO2 sur le blé. La constatation est maintenant faite grandeur nature avec la technique FACE (Free Air Concentration Enrichment), qui a permis aux chercheurs d’évaluer les taux de pollution réels des champs dans les années à venir.                                   (Taux compris entre 546 et 586 ppm contre 400 ppm de nos jours)

Le riz, le blé, le maïs, le soja, le pois et le sorgho ont été testés par les chercheurs, jusqu’à 6 saisons consécutives sur 7 sites différents, répartis entre les Etats-Unis, l’Australie et le Japon. Toutes les plantes dites en « C3 » à savoir le blé, le riz, le soja et le pois voient leurs teneurs en zinc, en fer et en protéines chuter.  Pour les plantes dites « C4 » cette diminution est moins marquée du fait, qu’elles auraient une moindre sensibilité au changement du taux de CO2.

2 milliards de personnes déjà carencées :

Du fait de la malnutrition et de l’évolution de la qualité des cultures on pourrait assister à de graves répercussions en termes de santé publique.  De ce fait, 2 milliards de personnes pourraient développer des carences en fer et en zinc dans les pays pauvres.

Selon la F.A.O. 1.9 milliards de personnes sont dépendantes des cultures de plantes « C3 » pour l’apport quotidien en fer et en zinc qu’elles procurent à un individu. (Pour l’Afrique cela représente 70% de l’alimentation)

Les Pays riches pourraient connaitre des problèmes d’équilibre alimentaire avec une carence en protéine et une augmentation des glucides, les risques d’hypertension, de désordres lipidiques et des maladies cardiovasculaires s’accentueraient à des taux effarants. D’après l’étude du JDSA la montée du CO2 pourrait engendrer une baisse de 3 % des apports protéiques.

La pollution de l’air intérieur bien plus nocive que la pollution atmosphérique

emissions_air_interieur

D’après l’organisation mondiale de la santé (OMS) 3,7 millions de personnes meurent prématurément du fait de la pollution atmosphérique, mais surtout 4,3 millions de décès sont attribuables à l’air intérieur. Soit un total de 7 millions de morts pour la pollution de l’air.

« La pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde » source OMS.

Les moyens et l’impact de la pollution ?

Les nouvelles données sont établies grâce à la nouvelle cartographie mondiale effectuée à l’aide de données satellites, de mesures de surveillance sur le terrain et enfin de données directement prélevées à la source des émissions de pollution.

La pollution atmosphérique augmente les risques de cancers, mais surtout avec les données de 2012 on constate, une recrudescence des décès dus aux maladies cardiovasculaires.

40 % c’est le taux de décès par maladie dus à une cardiopathie ischémique ou bien à un accident vasculaire cérébral résultant de la pollution de l’air extérieur. 11% de bronchopneumopathie chronique obstructive (BRPO), 6% au cancer du poumon et 3 % à une infection aigüe des voies respiratoires constituent le reste des maladies.

Pour l’air intérieur on retrouve des similitudes avec les maladies cardio-vasculaires représentant 34% des décès et 26% pour une cardiopathie ischémique. On constate des taux de 22% pour une bronchopneumopathie chronique obstructive (BRPO), 12% pour une infection aiguë des voies respiratoires inférieures chez l’enfant et 6% à un cancer du poumon. C’est le double du taux pour les BRPO et les infections des voies respiratoires entre la pollution extérieur et intérieur.

Les causes de la pollution :

88% des polluants sont produits par le transport, l’énergie, la gestion des déchets et l’industrie.

88% des décès surviennent dans les pays de faibles et moyens revenus. (Représentant 82% de la population mondiale)

Pour l’Europe on dénombre 280 000 morts  ainsi que 94 000 morts pour l’Amérique.

Actions organisées par l’OMS pour lutter contre la pollution :

Constitution et mise en place d’une plate-forme mondiale pour évaluer la qualité de l’air et la santé dans les pays et villes touchées par la pollution.

D’ici là, prenez des mesures pour affronter la pollution environnante et étudier les moyens à mettre en œuvre pour protéger votre santé et bien-être.

Les Assises de la qualité de l’air les 23 et 24 Octobre 2013.

Les Assises de la qualité de l'air les 23 et 24 Octobre 2013. dans Actualités VENTILAIRSEC les-assises-de-la-qai2

Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et l’ADEME organisent en partenariat avec le ministère des affaires sociales et de la santé les Assises   nationales de la qualité de l’air les 23 et 24 Octobre 2013 à la cité des sciences à Paris.

Des élus locaux, des représentants de l’état, des partenaires européens, des fédérations professionnelles, des associations de citoyens, des professionnels de santé, des universitaires vont débattre autour de l’amélioration de la qualité d’air à l’extérieur et aussi à l’intérieur des bâtiments. VENTILAIRSEC sera présent lors cet évènement

http://www.assisesdelair2013.ademe.fr/?IdNode=11417&CurrentNode=11416&Lang=FR&KM_Session=011b647f6d4123a559681be00592483f

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