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Un rapport parlementaire propose de donner un « second souffle » à la lutte contre la pollution de l’air

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Quatre mois après celui de la Cour des comptes, un rapport parlementaire présenté le 19 mai propose de revoir largement la lutte contre la pollution de l’air, aussi bien en termes de gouvernance qu’à travers des mesures sectorielles. Si les deux rapporteurs, les députés écologiste Jean-Louis Roumégas et LR Martial Saddier, s’accordent sur une vingtaine de propositions communes, ils ont en revanche des positions divergentes sur l’évolution de la fiscalité environnementale.

« Le temps est venu de relancer (la politique) en faveur de la qualité de l’air », souligne un rapport présenté le 19 mai au nom du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques par les députés écologiste Jean-Louis Roumégas et LR Martial Saddier. Ce document de plus de 200 pages est le fruit d’un travail mené dans la continuité de l’enquête de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre la pollution atmosphérique (lire ci-contre notre article du 22 janvier 2016). Les députés ont mené plus de 100 auditions de responsables et d’experts et choisi d’élargir la réflexion à la pollution de l’air intérieur. « Sur le plan sanitaire, les effets des deux pollutions – air extérieur et intérieur – se conjuguent. L’enjeu doit être de garantir un air sain pour tous », a souligné Jean-Louis Roumégas en présentant le rapport.
« Les actions contre la pollution de l’air sont perfectibles : il faut les structurer davantage, aux niveaux national et local, préviennent les deux députés. Non seulement parce que l’Europe nous le demande – 19 des 25 zones connaissant des dépassements de seuil pour le dioxyde d’azote sont concernées par une mise en demeure de la Commission européenne – mais aussi et surtout parce que la protection de la santé humaine et la rationalité économique nous l’imposent ». La qualité de l’air est aussi aujourd’hui la première préoccupation environnementale des Français, n’ont pas manqué de rappeler les deux élus qui ont insisté sur le nécessité de donner un « second souffle » aux politiques publiques en la matière.

Mieux évaluer la pollution

Une première série de mesures vise à mieux connaître et évaluer la pollution de l’air et son coût économique et social. Les députés proposent ainsi l’établissement d’un indice synthétique de la qualité de l’air qui soit commun à toutes les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air (AASQUA) et la mise à disposition du grand public d’un indice individualisé d’exposition à la qualité de l’air (par exemple par le biais d’une application sur les téléphones portables). Toujours dans un souci d’amélioration des connaissances sur le sujet, ils appellent aussi à la création de pôles de compétitivité dédiés à l’innovation en matière de pollution de l’air dans les régions les plus touchées par le phénomène et à la mise en place d’une structure de recherche interdisciplinaire sur les coûts tangibles et intangibles de la pollution de l’air qui soit financée par un appel à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Meilleure gouvernance

Autre nécessité pour les rapporteurs : clarifier et simplifier la gouvernance des politiques. « Les plans nationaux ont été adoptés selon un calendrier heurté », en partie dicté par les menaces de plainte de Bruxelles, et « ces plans n’ont jamais été évalués », note le rapport. En début d’année, le rapport de la Cour de comptes regrettait déjà le manque de cohérence de l’action publique. La planification locale est aussi jugée par les deux députés « foisonnante et inaboutie » : les instruments de planification en faveur de la qualité de l’air sont nombreux – plans de protection de l’atmosphère (PPA), plans climat air énergie territoriaux (PCAET), schémas régionaux climat air énergie (SRCAE), schémas régionaux d’aménagement et de développement durable des territoires (SRADDT) – mais la mise en cohérence de ces outils avec les planifications sectorielles (plans locaux d’urbanisme, schémas de cohérence territoriale, plans de déplacement urbain…) « n’est pas assurée », selon eux. En outre, estiment-ils, les outils les plus efficaces, les plans de protection de l’atmosphère (PPA), au nombre de 35, sont « insuffisamment déployés sur le territoire » – ils couvrent 46% de la population, a précisé Martial Saddier. Il arrive aussi que les mesures prises au plan local par les préfets ou les collectivités territoriales soient perturbées par des interventions du niveau national, notent les rapporteurs. De plus, insistent-ils, « la gestion des pics de pollution est inadaptée » et présente « trois grandes failles ». Tout d’abord, « elle ne permet pas une mise en place suffisamment rapide des mesures d’urgence, le nouvel arrêté du 7 avril 2016 relatif au déclenchement des procédures préfectorales ne faisant gagner qu’un seul jour ». Ensuite, le cheminement de la procédure – de l’information à la restriction, avec deux seuils de déclenchement – et son lien avec les niveaux de pollution et les enjeux sanitaires sont incompréhensibles ». Enfin, « sa mesure la plus emblématique – la circulation alternée – ne rime à rien puisque l’interdiction de circuler en fonction des plaques d’immatriculation est aléatoire et ne permet pas de cibler les véhicules les plus polluants ». « On se focalise sur les pics, mais aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire qu’il faut surtout agir sur la pollution de fond », pointe Martial Saddier.

Simplification de la gestion des pics de pollution

Au niveau national, les députés préconisent de « mettre en cohérence les politiques de lutte contre le changement climatique et contre la pollution de l’air ». Ils appellent aussi à « décentraliser davantage la conduite des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air » en confiant l’élaboration des PPA aux régions ou aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ils proposent également de mieux évaluer les résultats de la lutte contre la pollution de l’air en réalisant notamment un inventaire national spatialisé (INS) des polluants à l’échelle du kilomètre, mis à jour chaque année, et en associant les AASQA et les organismes de recherche à l’évaluation des PPA des territoires les plus pollués. Pour simplifier et accélérer la procédure de gestion des pics de pollutions, ils préconisent trois mesures : permettre le déclenchement des mesures obligatoires sur la base des prévisions effectuées par les AASQA ; remplacer les deux seuils de déclenchement par un dispositif de « vigilance atmosphérique » qui évolue en fonction de l’intensité de la pollution mesurée par quatre couleurs (vert, jaune, orange, rouge) sur le modèle de la vigilance de Météo France et substituer à la circulation alternée une circulation graduée ou partagée, réservée aux véhicules les moins polluants ou au covoiturage pour les trajets domicile-travail. Ils proposent également de simplifier la gouvernance francilienne des épisodes de pollution, excessivement complexe– elle fait aujourd’hui intervenir le préfet de police, le préfet de région, la région, la ville de Paris… Pour les rapporteurs, il faudrait confier l’adoption des recommandations et des mesures obligatoires à une seule autorité préfectorale, à l’exception de la circulation graduée ou partagée qui devrait être décidée par la Ville de Paris.

Mesures sectorielles

La lutte contre la pollution doit aussi devenir « une priorité pour le secteur routier », qui émet 54% des oxydes d’azote (NOx). Pour les rapporteurs, il faut rendre les aides au renouvellement du parc plus incitatives en créant, à côté du bonus-malus centré sur le changement climatique (CO2) un bonus-malus « pollution atmosphérique » (NOx et particules) et en instituant une prime à la casse ciblée sur les véhicules très polluants – poids lourds, véhicules utilitaires légers (VUL) et autocars anciens. Ils appellent aussi à développer l’offre de poids lourds et de VUL roulant à l’électricité ou au GNV et à faciliter les ruptures de charge utilisant ce type de véhicules pour effectuer le dernier kilomètre de livraison en milieu urbain. Pour agir sur le nombre de véhicules en circulation, il faut à la fois instaurer des zones à circulation restreinte reposant sur l’identification obligatoire des véhicules en fonction des normes d’émissions Euro et l’octroi de facilités de circulation aux véhicules les moins polluants et inciter les entreprises à mettre en place le covoiturage pour les trajets domicile-travail en prenant en charge la moitié des frais engagés par les covoitureurs. Des péages urbains modulables selon le trafic le covoiturage, le niveau de pollution, etc. pourraient aussi être mis en place par les agglomérations après une phase d’expérimentation, propose aussi le rapport.
Pour traiter une pollution industrielle de plus en plus diffuse, les députés estiment qu’il faudrait mener un travail de fond pour identifier les installations classées (ICPE) soumises à simple déclaration les plus polluantes. Celles-ci ne sont aujourd’hui soumises qu’à des contrôles périodiques effectués par des organismes agréés, sans que les maires des communes concernées n’en soient informés. Les résultats de ces évaluations devraient donc être transmis aux préfets et aux maires, estiment les rapporteurs. Par ailleurs, un fonds « air-industrie » devrait être expérimenté sur le modèle du fonds air-bois de l’Ademe pour aider les industries qui souhaitent mettre en œuvre les techniques de dépollution les plus performantes.
Le rapport avance aussi des mesures pour l’agriculture et le logement, deux secteurs jugés « à la traîne » en termes d’émissions de polluants. « L’épandage des engrais est la source quasi exclusive des émissions d’ammoniac », rappelle-t-il, notant que « le verdissement des exploitations fait désormais partie intégrante de leur compétitivité » et que les agriculteurs doivent d’abord être mieux informés, et accompagnés. Quant au chauffage résidentiel, il est la principale source d’émissions de particules fines. Les rapporteurs proposent donc d’améliorer les performances des appareils de chauffage et le diagnostic de performance énergétique (DPE) en prévoyant le cas échéant la transmission de l’attestation d’entretien des appareils de chauffage au moment de l’établissement du DPE. Concernant la lutte contre la pollution de l’air intérieur, ils préconisent à la fois le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation aux risques de cette pollution à destination des particuliers et des professionnels. Il faudrait aussi associer systématiquement normes d’aération et normes d’isolation thermique en cas de rénovation et de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et élargir le DPE au contrôle de la qualité de l’air intérieur, avancent les députés.

Désaccords sur la fiscalité écologique

Ils n’ont en revanche pu s’accorder sur la fiscalité environnementale. Pour Jean-Louis Roumégas, le différentiel de taux de la TICPE en faveur du gazole doit être supprimé et même inversé pour que le gazole soit plus taxé que l’essence. Martial Saddier estime, lui, que le mouvement de « dé-diéselisation » du parc automobile est déjà en marche. Par conséquent, plutôt que d’agir sur la fiscalité des carburants, il faudrait privilégier le retrait, par des aides incitatives, des véhicules essence et diesel les plus anciens. L’élu écologiste estime en outre que la taxe sur les poids-lourds de fort tonnage (« taxe à l’essieu ») devrait être augmentée alors que son collègue LR, député de Haute-Savoie, département dont certaines vallées souffrent fortement de la pollution, juge préférable de simplement s’appuyer sur les normes européennes en vigueur.

Air intérieur : l’enlisement d’un problème de santé publique majeur

Quinze ans après son émergence dans le grand public, la question de l’air intérieur est au point mort. Deux députés font le point dans un rapport consacré à l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air.

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Quatre mois après celui de la Cour des comptes, le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques (CEC) rend un rapport sur l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air. Les magistrats de la rue Cambon s’étaient penchés exclusivement sur la pollution atmosphérique ; les deux députés qui ont mené la mission, Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie-les Verts) et Martial Saddier (Les Républicains), l’ont élargie à l’air intérieur. Recherche, réglementation et information du public : les deux rapporteurs estiment que le bilan des 15 dernières années est « substantiel » en matière de lutte contre la pollution de l’air intérieur. À voir.

Une étude et puis s’en va

Parent pauvre de l’attention des pouvoirs publics et des médias, l’air intérieur est, depuis peu, l’objet d’investigations inédites. Et les premiers enseignements sur l’ampleur de la contamination se sont révélés édifiants. La campagne de mesure menée de 2003 à 2005 par le (tout jeune) observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) pour dresser un état des lieux des logements en France avait révélé que l’air intérieur était, en règle générale, plus pollué que l’air extérieur. Car outre les polluants courants en milieu ouvert, on y trouve des substances propres aux activités domestiques, du détergent au collier à puces du chien, de la colle de l’armoire suédoise aux bâtons d’encens ayurvédiques. « Ce sont les aldéhydes qui sont les molécules les plus fréquentes et les plus concentrées. Le xylène et le toluène sont les hydrocarbures présents dans tous les logements. »

Un seul étiquetage

Depuis cette étude, que s’est-il passé ? Pas grand-chose, ou alors à un rythme affreusement lent. Trois plans nationaux Santé Environnement, un plan de la qualité de l’air intérieur et un Grenelle de l’environnement plus tard, où en est-on de la protection des populations, qui passent 80 % de leur temps en intérieur ? Seul l’étiquetage des produits de construction en fonction de leurs émissions de formaldéhyde et d’émission totale de composés organiques volatils (COV) a vu le jour. L’étiquetage des produits d’ameublement et des produits d’entretien reste un parcours semé d’embûches. Les nanomatériaux, qui peuvent être inhalés, font bien l’objet d’une déclaration dans un registre national, mais sans que l’on sache dans quels objets ils sont employés. Sans compter que les rares valeurs retenues (formaldéhyde et benzène), « bien que dotées de la même terminologie [mais pas toujours], recouvrent des notions et des applications différentes » et varient dans des proportions importantes, selon l’organisme qui les concocte (à savoir le Haut Conseil de la santé publique – HCSP- et l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail -Anses).

Ventilation

« Cela bouge peu car on a affaire à des pollutions diffuses, explique Jean-Louis Roumégas. C’est très compliqué d’agir sur tant de matériaux, et ce dans la sphère privée. » Son crédo : l’étiquetage et la ventilation. « En informant bien les gens et en aérant correctement, les concentrations en polluants chutent », assure le député, qui croit beaucoup au développement des métiers de « l’habitat sain ». L’une des recommandations du rapport consiste d’ailleurs à associer systématiquement normes d’aération et normes d’isolation thermique en cas de rénovation et de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, et à élargir le diagnostic de performance énergétique (DPE) au contrôle de la qualité de l’air intérieur.

Informer

Les parlementaires prennent acte de l’impatience des citoyens devant le « manque de réactivité des pouvoirs publics face aux enjeux environnementaux » ; mais ils font valoir que, face aux « étapes successives qui doivent être respectées avant de parvenir à une réglementation telle que l’étiquetage », le choix « quasi systématique » d’informer plutôt que d’interdire ou de réglementer finit par s’imposer. « L’information du consommateur a tout de suite un effet sur la demande et donc sur les processus de fabrication, estime le député de l’Hérault. Tout ne va pas être interdit. »

source : un article du JDLE.

La pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la France, selon un rapport du Sénat

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ENVIRONNEMENT – Une somme astronomique. La pollution de l’air coûterait plus de 100 milliards d’euros par an à la France, en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises ou baisse des rendements agricoles, selon l’évaluation d’une commission d’enquête du Sénat. La pollution atmosphérique « n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique », indique cette commission d’enquête dans son rapport « Pollution de l’air: le coût de l’inaction ».

Elle représente « un coût majeur », une fois considérés les dépenses de santé pour prendre en charge les pathologies imputables à la pollution (particules fines, oxydes d’azote, etc.), l’impact de l’absentéisme professionnel sur la productivité des entreprises, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l’entretien des bâtiments dégradés, poursuit la commission présidée par Jean-François Husson (LR) et dont la rapporteure est Leila Aïchi (Ecologiste).

19 milliards rien que pour la pollution de l’air intérieur

Dans le détail, le coût sanitaire total de la pollution atmosphérique serait compris « entre 68 et 97 milliards d’euros » par an, retient le rapport (données du programme « Air pur pour l’Europe » de la Commission européenne), tandis que le coût non sanitaire est lui estimé à 4,3 milliards d’euros. A elle seule, la pollution de l’air intérieur représente un coût de 19 milliards d’euros par an.

L’impact sur le système de santé français est lui estimé « a minima » à 3 milliards d’euros, relève le rapport qui inclut les dépenses pour traiter l’asthme dû à la pollution, certains cancers, ou encore les frais d’hospitalisations. Mais le coût global « est largement sous-estimé », indique à l’AFP Leïla Aïchi pour qui la France « est en retard » et « manque de recherches sur cette question ». Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment ‘l’effet cocktail’ de la présence de plusieurs polluants.

« L’air est globalement moins pollué » mais « la pollution a changé de nature », moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l’agriculture et l’air intérieur », constate le rapport. Et la commission énumère 61 mesures plaidant pour « une véritable fiscalité écologique » et pour « compléter les normes existantes » mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus.

Ségolène Royal va annoncer des « mesures extrêmement fermes »

Dans les transports, elle préconise notamment l’alignement progressif jusqu’en 2020 de la fiscalité de l’essence et du diesel, et la mise en place d’une taxe sur les émissions d’azote, d’oxyde d’azote et de particules fines. Le rapport veut également accélérer le soutien aux transports propres (véhicules hybrides et électriques, fret ferroviaire, roulage des avions).

Dans l’agriculture, la commission recommande d’étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs du fait de certains types de cancers et de mieux contrôler les dispersions de polluants. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, annoncera « la semaine prochaine » des « mesures extrêmement fermes » de lutte contre la pollution de l’air, après la publication de ce rapport.

Comment réduire la pollution intérieure chez soi ?

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Fatigue inexpliquée, maux de têtes, irritations oculaires, nausées, voire insuffisance respiratoire ou asthme… N’en jetez plus. Pour les experts, l’air de nos maisons est souvent si vicié qu’il nuit à notre santé. Car la pollution domestique est en moyenne de 5 à 10, voire 15 fois plus importante que celle de l’air l’extérieur ! Or, nous passons jusqu’à 90 % de notre temps dans des endroits confinés… dont en moyenne 14 heures par jour à notre domicile.

Cette pollution invisible et omniprésente pourrait, selon une étude de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), être responsable du décès prématuré de près de 20 000 de personnes par an. À ce jour, les effets de la pollution domestique sur la santé ne sont pas encore tous complètement évalués. En revanche, les responsables sont, eux, clairement identifiés et peuvent donc être limités, voire éliminés !

L’arme principale contre la pollution intérieure : les fenêtres

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Avec le printemps, c’est le bon moment d’ouvrir les fenêtres — et même de faire le ménage… avec les bons produits.

Voici un petit tour du propriétaire pour assainir l’air. Première astuce : aérer 10 minutes, matin et soir, toutes fenêtres ouvertes. C’est le temps nécessaire pour renouveler l’air intérieur. Mieux vaut s’y mettre avant 10 h et après 21 h, quand l’air extérieur est le moins pollué.

Vérifiez la conformité des matériaux

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Principale cause de la pollution intérieure, ces matériaux émettent des substances toxiques, dont des cancérogènes avérés : formaldéhyde (panneaux de bois aggloméré, peintures… ), benzène (moquettes…), styrène (matériaux isolants…), etc. Depuis janvier 2012, les matériaux de construction et de décoration sont étiquetés selon leur niveau de polluants émis (sur une échelle de A+ à C). Or, un produit classé A est autorisé à émettre jusqu’à 60 µg/m3 de formaldéhyde alors que la valeur sans risque est 10 µg/m3. Vérifiez donc les étiquettes et privilégiez le A+.

Éliminez les moisissures

Produite par les bains, le lavage et le séchage du linge, la cuisson d’aliments, ainsi que par les rejets de vapeur d’eau du métabolisme humain (14 l/jour pour 4 personnes), l’humidité favorise —quand elle dépasse 70 % et la température 5 °C— la prolifération de moisissures émettrices d’allergènes. En France, 40 % des logements sont concernés, et 64 % de ces contaminations sont indétectables à l’œil nu. Seule solution : aérer et vérifier la bon état de sa ventilation !

Allié au vinaigre, le bicarbonate est un excellent désinfectant, anti-calcaire et dégraissant. - Ph. Tszrkx / Wikimedia Commons / domaine public.

Allié au vinaigre, le bicarbonate est un excellent désinfectant, anti-calcaire et dégraissant. – Ph. Tszrkx / Wikimedia Commons / domaine public.

Privilégiez les produits d’entretien naturels

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Qu’ils soient multi-usages (Javel) ou spécifiques (lave-vitre, décapant pour le four, nettoyants moquette, détachants, lessive…), tous les produits d’entretien émettent des substances toxiques (formaldéhyde, styrène, benzène, toluène, chloramines). Et ce, quelque soit leur forme : liquide, crème, lingette ou poudre. Optez pour les produits naturels (vinaigre d’alcool, savon noir, bicarbonate de soude…), inoffensifs pour une utilisation domestique.

Sécurisez vos poêles et chaudières

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Chaudières, chauffe-eau, radiateurs, poêles, cheminées… tous les appareils fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, au fuel ou à l’éthanol peuvent libérer du monoxyde de carbone si la combustion est mauvaise ou les systèmes d’aération défectueux (grilles obstruées, conduits de fumée mal ramonés…). Ce gaz incolore et inodore s’accumule et provoque vertiges, maux de tête, nausées, signes d’une intoxication (4000 chaque année et une centaine de décès). Pensez à bien nettoyer les systèmes d’aération et à les faire contrôler régulièrement par un expert.

Dégagez les trappes de ventilation

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Un système de ventilation encrassé (situé souvent près des fenêtres)renouvelle moins bien l’air intérieur. Pis, il y insuffle des polluants. Pour l’entretenir, astiquez les bouches d’extraction et d’insufflation environ deux fois par an, avec un chiffon sec ou légèrement humide. Changez les filtres des caissons de ventilation une à trois fois par an, au moins une fois après la saison des pollens. Et réalisez un entretien complet par un professionnel tous les trois ans.

Ou optez pour une ventilation mécanique par insufflation avec son réseau de gaine propre et sa filtration haute performance qui vous assure un air sain dans votre maison.

source : science et vie

Prévenir les problèmes d’humidité pour votre maison

Les problèmes d’humidité sont souvent coriaces et il vaut donc mieux les prévenir au départ. Notez bien qu’il est normal d’avoir de l’humidité chez soi. Après tout nous cuisinons, nous lavons et nous respirons. Un excès d’humidité peut toutefois s’avérer nocif pour la santé et l’humidité a un impact néfaste sur l’état de votre habitation.

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La cause la plus répandue des problèmes d’humidité est l’humidité ascensionnelle qui est captée dans le mur, s’accumule et commence à occasionner des dégâts. Voici déjà 5 conseils ci-après pour prévenir les problèmes d’humidité à la maison:

1. Contrôlez les points sensibles

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Vérifiez régulièrement les conduites d’eau. Mieux vaut aussi inspecter régulièrement la toiture, certainement si vous avez un toit plat. Et n’oubliez surtout pas de nettoyer les gouttières. Si vous devez vous absenter longtemps de chez vous, fermez les vannes d’eau. S’il gèle dehors, il est de toute façon préférable de fermer le robinet extérieur.

2. Mieux vaut prévenir que guérir

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Si vous allez construire ou si vous êtes déjà en train de bâtir, prenez toutes les précautions nécessaires. Injectez un produit hydrofuge dans le mur et prévoyez une isolation additionnelle. Un déshumidificateur industriel peut également éliminer l’humidité dans votre maison, assécher votre chantier et éviter les désagréments à l’avenir.

3. Attention à la cuisine

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La cuisine est aussi un endroit typique où des fuites peuvent survenir. A titre préventif, placez un joint de mastic entre l’évier et le mur. Vérifiez régulièrement ce joint et veillez à sa propreté. Si des moisissures apparaissent ou si le mastic se décolore complètement, alors son remplacement s’impose.

4. Aérez

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On ne ventile jamais assez sa maison ou son appartement. Ouvrez la fenêtre pendant la douche ou activez la ventilation. Aérez les chambres à coucher et les salles à manger et laissez la hotte allumée assez longtemps. La pluie et le froid ne sont pas des excuses pour ne pas aérer.

5. Régulez le climat dans la maison

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Veillez à maintenir l’humidité de l’air en équilibre dans votre logement. Elle varie en permanence. Dans votre maison les polluants sont divers, une ventilation mécanique par insufflation vous permet de contrôler la qualité d’air intérieur de votre maison et régule le taux d’hygrométrie intérieur.
Prévenir les problèmes d’humidité est souvent plus facile que les résoudre, donc prenez vos précautions.

Comprendre les enjeux de santé publique de la pollution de l’air intérieur en France

Former Home Of Al Capone Refurbished In Miami Beach

L’Homme peut être malade de son habitat. Trois à quatre cents personnes meurent tous les ans d’une intoxication au monoxyde de carbone en France. Le laboratoire d’hygiène de la ville de Paris estime à 2 000 le nombre annuel de victimes de la bactérie legionnella pneumophila en France. La concentration d’agents biologiques dans des locaux chauds, humides et peu ventilés est sous doute l’une des causes majeures de l’augmentation de l’asthme au cours des vingt dernières années. Et l’Organisation mondiale de la santé considère que 30% des immeubles de bureaux sont « malsains » soit parce que mal climatisés, soit parce qu’ils représentent des détériorations graves des matériaux de construction.

La pollution atmosphérique est généralement associée à la qualité de l’air « extérieur ». Or dans les pays développés, la population passe plus de 80% de son temps à l’intérieur de locaux privés ou professionnels, les bureaux du secteur tertiaire présentant des caractéristiques proches de l’habitat. Sans le savoir, l’Homme est exposé à un grand nombre de polluants à des concentrations qui peuvent être supérieures à celles rencontrées à l’extérieur. La qualité de l’air dans les bâtiments devient aussi un réel enjeu de santé publique. Ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur l’industrie de la construction.

L’atmosphère des habitations et des bureaux constitue aujourd’hui un champ immense d’études en laboratoire et de travaux sur le terrain. Aujourd’hui, plus de 80% des Français habitent en ville. Le secteur tertiaire, celui des services et de la vie de bureau, est aujourd’hui celui qui emploie la part la plus importante de la population active.

Il a fallu moins d’une génération pour que s’opère la bascule. On a construit vite des immeubles de grande hauteur climatisés. Avec promesse de grand confort thermique et d’air sain. AU bureau, un système complexe de pompes, de filtres, de gaines d’aération se charge de réguler au air constamment renouvelé. A la maison, les fenêtres en PVC, le double vitrage, la traque aux interstices réduisent considérablement les échanges entre air intérieur et air extérieur. Une tendance vieille comme le choc pétrolier de 1973 où la recherche systématique d’économies d’énergie a conduit à calfeutrer les habitations au détriment d’une bonne aération. Cette contradiction perdure encore. Si aujourd’hui le prix du pétrole ne fait plus peur ce sont les changements climatiques qui imposent une parfaite étanchéité des bâtiments : économiser du CO2. Le secteur résidentiel et tertiaire est responsable de 25% des émissions annuelles de ce gaz à effet de serre. A Kyoto en décembre 1997, la France s’est engagée à réduire de 8% ses émissions. Cela passe en partie par la gestion de la ventilation des maisons et des bureaux. La France aura le plus grand mal à remplir un tel objectif tout simplement parce que l’immense majorité de son bâti n’a pas été conçu selon les normes environnementales. La ville s’est étendue. La pavillon de banlieue, devenu un mode courant d’habitat, oblige à individualiser la gestion énergétique : transports et confort thermique. Poussés parfois trop vite, les immeubles de bureaux sont équipés de systèmes de climatisation souvent mal montés, et peu entretenus.

Les bâtiments sont construits pour durer. Mais ils vieillissent et leurs défauts finissent toujours par apparaître. Au bout de vingt ans se sont progressivement manifestés des troubles insidieux parmi les occupants de ces espaces artificiels : des maux de tête, de l’absentéisme, des fièvres et des plaintes se sont accumulés auprès de la médecine du travail. En France, le syndrome du bâtiment malsain toucherait au moins 10% de la population active travaillant en bureau, soit plus d’un million de personnes.

Certains phénomènes sont plus brutaux. En juin 1998, un tour de refroidissement exhale un nuage de bactéries legionella pneumophila. Quatre personnes se promenant sur le boulevard de Italiens à Paris en meurent. Les services de la préfecture de police inspectent les systèmes de climatisation du quartier pour s’apercevoir que les bactéries sont partout. Les gaines et les filtres sont tellement mal entretenus que les traitements curatifs ne permettent pas de détruire des micro-organismes enkystés dans d’épaisses couches de tartre. En 1999, c’est à la gare Montparnasse qu’un bâtiment lâche son nuage bactérien nocif. Un mort. Désormais, à partir de l’été 2000, les inspecteurs des installations classées grimperont sur les toits avec un masque hygiénique.

Il nous faut mieux comprendre dans quel bain nous évoluons et donc développer la mesure et la  surveillance. Puis sans doute, il faudra faire adopter au secteur du bâtiment de nouvelles règles de construction qui mettent en avant non pas seulement l’esthétisme architectural ou le confort ou encore le montant des bénéfices à réaliser, mais la santé de ceux et celles qui vont vivre et travailler des années durant entre ces murs.

 

La qualité de l’air à l’intérieur des locaux est fortement dépendante de l’environnement extérieur proche comme la proximité de la voirie et de la nature et de l’intensité des sources internes de polluants comme le chauffage domestique ou la production d’eau chaude. Elle est également liée à la ventilation, à la climatisation, aux divers humidificateurs. Le bricolage, le tabagisme, la cuisson des aliments apportent leurs lots d’émanations diverses. Certaines sources de polluants émettent de façon continue.  C’est le cas des matériaux de construction ou des sols. D’autres sont plus ponctuelles comme les gaz émis lors des activités de bricolage.

La pollution de l’air extérieur pénètre dans les habitations par les fenêtres, les portes, les systèmes de ventilation et le moindre interstice. Les polluants seraient alors, en principe, les mêmes que ceux que l’on trouve à l’extérieur : dioxyde de soufre, oxyde d’azote, particules en suspension, ozone… Mais des phénomènes de filtre, de déposition ou de réactions chimiques se produisent. Ainsi les dioxydes de soufre et d’azote sont absorbés par les cloisons et les éléments d’ameublement. Les niveaux rencontrés à l’intérieur seront donc habituellement inférieurs à ceux mesurés à l’extérieur pour ces gaz.

La maison concentre également des gaz et polluants inhérents à ses matériaux et à son ameublement. Isolants, bois et peintures utilisés lors de la construction et certaines pièces de mobiliers peuvent diffuser pendant des périodes très longues des gaz provenant de colles d’agglomérés ou de diluants. On retrouve aussi chez soi du toluène, du benzène ou du xylène, dans la famille des composés aromatiques, et du formaldéhyde, de l’acétaldéhyde et de l’acétone pour les composés carbonylés. Des concentrations en toluène de quelques dizaines à plus de 1 000 microgramme/m3 ont été rencontrées dans des habitations particulièrement mal ventilées. L’amiante a longtemps été utilisé dans l’habitat sous formes de calorifugeage,  joints, et éléments de fibrociment. L’utilisation de l’amiante est définitivement interdite depuis le 1er janvier 1997, mais ce matériau peut persister encore dans certains endroits comme les gaines d’isolation électrique et de chauffage. La loi impose au propriétaire d’effectuer une recherche systématique des fibres d’amiante dans les locaux et de prendre des dispositions pour éviter qu’elles ne se dispersent dans l’environnement, notamment à l’occasion de travaux d’entretien. Le retrait de l’amiante doit être effectué par des services habilités et dans des conditions très strictes de protection des travailleurs et de l’environnement.

Le formaldéhyde est un polluant fréquemment présent dans les locaux parce qu’il est utilisé dans les colles (anciennes mousses uréeformol pour l’isolation, agglomérés, colle des moquettes…), les produits de désinfection et de nettoyage et dans certaines peintures. On le trouve aussi en quantité dans la fumée de tabac. Son évaporation augmente avec la température et l’humidité. On ressent souvent ses effets dans les bâtiments neufs ou possédant du mobilier neuf. Ce gaz est un puissant irritant des voies respiratoires. L’OMS préconise une concentration maximale admissible de 0,1 mg/m3 d’air. Pour diminuer sa teneur dans les locaux, on peut diminuer la température ambiante, ou appliquer des peintures imperméables. Mais rien n’est plus efficace qu’une bonne ventilation.

Les encaustiques, les aérosols de tous genres, les colles, les peintures peuvent générer des quantités importantes de composés organiques volatils (COV). Leurs concentrations dans l’air intérieur sont variables et habituellement supérieures de 2 à 10 fois celles de l’air extérieur. Pour autant, les concentrations restent relativement faibles par rapport aux valeurs limites d’exposition admises dans les ambiances de travail (de 100 à 1000 fois moins élevées). Chez l’adepte du bricolage, ces émanations peuvent provoquer à terme des effets sur la santé allant du simple inconfort à des symptômes plus aigus tels que les irritations (peau et muqueuses), maux de tête, fatigues… les éthers de glycol, composés utilisés dans un très grand nombre de produits domestiques et industriels peuvent être particulièrement nocifs.

L’homme est aussi un pollueur naturel. Sa seule présence au sein d’un local est génératrice de gaz carbonique et d’humidité provenant de sa respiration, d’odeurs corporelles ou de productions épidermiques. Les concentrations en gaz carbonique augmentent avec le nombre d’occupants et la durée de l’occupation des locaux. Un pièce vide contient de 500 à 700 mg/m3 (300-400 ppm) de CO2 ; une pièce occupée de 900 à 1900 mg/m3 (500-1000 ppm). C’est à partir de 1 800 mg/m3 (1000 ppm) que des symptômes apparaissent (somnolence, sensation de manque d’air…). Une simple ouverture des fenêtres permet de régler le problème.

La source majeure de pollution de l’air à l’intérieur des locaux est le fumeur. La combustion du tabac dégage une fumée composée de très fines particules et de gaz divers. Plusieurs milliers de composants ont pu être identifiés. Outre le monoxyde de carbone, on distingue cependant les goudrons qui contiennent des hydrocarbures tels que le benzopyrène ou les nitrosamines dont le pouvoir cancérigène est bien connu, les substances irritantes telles que l’acroléïne, l’ammoniac ou encore les oxydes d’azote. La nicotine, enfin, exerce des effets cardiovasculaires tels que l’accélération du pouls, l’élévation de la tension artérielle, et des troubles du rythme cardiaque. La présence de fumeurs dans des enceintes closes ne nuit pas seulement au fumeur lui-même, mais à l’ensemble des personnes présentes. Les enfants dont les parents fument en leur présence sont deux fois plus souvent victimes de bronchites et de pneumonies. Ils sont plus fréquemment asthmatiques. Selon un rapport de l’Académie de médecine, le tabagisme passif est responsable de 2 500 à 3 000 décès par an en France. Il remplit généreusement les salles d’attente des pédiatres.

Un mauvais entretien, un surpeuplement et une mauvaise ventilation des locaux peuvent entraîner une multiplication des biocontaminants dans l’air. Cette forme de pollution biologique est constituée par les micro-organismes vivants (virus, champignons microscopiques, bactéries) en suspension dans l’air, par les toxines issues des bactéries et des champignons et par les allergènes produits par les animaux (chats, blattes, acariens…) ou les champignons (moisissures) qui peuplent nos intérieurs. Ces micro-organismes sont apportés par les personnes et les animaux vivants dans les locaux mais aussi par les milieux humides (réservoir pour les plantes, le système de conditionnement d’air…). Leur prolifération est favorisée par une hygrométrie de plus de 70% et par une température élevée. Les légionella prolifèrent très rapidement dans une ambiance dont la température est comprise entre 25 et 45°C ce qui est le cas dans les circuits d’eau sanitaires ou d’aéro-réfrigérants (climatisation). En l’absence de valeur limites d’exposition, on considère en France qu’une concentration inférieure à 1 000 bactéries par litre d’air n’entraîne par de risque accru pour la population générale.

 

Source : extraits du livre « Quels risques pour la santé ? », de Denis Zmirou

La respiration et la pollution atmosphérique

Se droguer au bien être ... en respirant

 

  Le système respiratoire

* Au repos, un adulte inspire et expire environ 6 à 10 litres d’air par minute. La quantité d’air inspirée chaque minute est de 6 litres lors d’une respiration normale. Elle peut atteindre 200 litres par minute lorsque la respiration s’accélère lors d’un effort. Ainsi, nous inspirons en moyenne chaque jour, dans nos 300 millions d’alvéoles, 12 000 litres d’air, soit plus de 4 millions de litres par an.

 

La Respiration humaine

* Le poumon droit est légèrement plus grand que le poumon gauche.

* Les poils du nez aident à filtrer l’air qu’on respire et le réchauffent.

* La vitesse record d’un éternuement est de 165 km à l’heure.

* La superficie des poumons est à peu près de la grandeur d’un court de tennis.

* Mis bout à bout, les capillaires des poumons feraient 1 600 km de long.

* On perd environ un litre d’eau par jour en respirant.

* Au repos, on prend environ 12 à 18 respirations par minute : soit 25 920 fois par jour, pour un total de 775 millions de respirations dans une vie de femme et 700 millions dans une vie d’homme.

* Les femmes et les enfants respirent à un rythme plus rapide que les hommes

* Ce qui rend nos poumons efficaces, c’est leur surface d’échange entre le sang et l’air d’environ 100 m2, plus ou moins 2,4 km de capillaires et des globules rouges capables d’emporter, chacun, 1 milliard de molécules d’oxygène

 

La pollution de l’air intérieur

Nous passons de 75 à 90 % de notre temps à l’intérieur de locaux et  de transports, où nous sommes exposés à divers polluants, principalement par inhalation.

Or les concentrations de polluants sont parfois plus élevées que celles de l’air extérieur : l’air intérieur peut être 2 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur.

 

Les COV, cause majeure de pollution intérieure

La cause majeure de cette pollution intérieure: les COV (Composés Organiques Volatiles) qui se répandent dans l’air ambiant via les produits d’entretien, le chauffage, la cuisine, les peintures, …

 

Une étude de l’OQAI-CSTB  réalisée entre 2003 et 2005 sur un échantillon de 567 logements, a identifié 4 catégories de logements selon la pollution de l’air intérieur :

  • logements fortement pollués par plusieurs COV (7en moyenne), soit 8,5% de l’échantillon,
  • logements moyennement pollués par 4 à 7 COV, soit 25% de l’échantillon,
  •  logements faiblement pollués par les COV et autres polluants, soit 44% de l’échantillon,
  • logements fortement mono-pollués (23% de l’échantillon) dont le niveau de concentration est entre 5 et 400 fois supérieur à l’échantillon complet pour un COV.

 

Pollution de l’air : les enfants, une population très exposée

Une enquête menée en 2009 par l’association Santé-Environnement France (ASEF) dans dix crèches ou centres sociaux de France a révélé que deux tiers des établissements présentaient des taux de benzène dépassant les normes autorisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plus de la moitié avait des taux de formaldéides inquiétants.

  • Cette substance, parmi les plus dangereuses pour les enfants, est présente dans les colles utilisées pour les meubles en agglomérés et dans les sols en lino.

Les solutions pour « dépolluer » sa maison

Pour assainir son habitat, le plus facile est d’ouvrir en grand portes et fenêtres et d’installer un système de ventilation mécanique tels que la VMI® ventilairsec pour assurer un bon renouvellement d’air.

Qualité de l’air nous sommes tous concernés

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La qualité de l’air

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Nous passons 14 heures par jour en moyenne à notre domicile et la pollution atmosphérique nous touche directement.
L’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité.
En effet, les sources de pollution dans les logements sont nombreuses : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien, peintures… C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur.

Focus sur les éléments qui constituent les polluants dans nos lieux de vie :

Le tabac : Quel est le risque ?
Premier polluant présent dans les logements, environ 5 000 personnes décèdent chaque année du tabagisme passif (subi par ceux qui ne fument pas).
Les effets sur la santé des fumeurs et des non-fumeurs sont particulièrement néfastes : cancers du poumon, maladies cardio-vasculaires, asthme et allergies.
L’application de l’interdiction de fumer dans les lieux publics limite l’exposition à la fumée, mais chez soi, fumer reste dangereux pour les habitants du foyer.
Même en ouvrant les fenêtres, les composants de la fumée restent dans l’air. En partie absorbés par les rideaux, tissus, moquettes, ils continuent d’être émis plus tard dans l’air.
Si votre logement n’est pas suffisamment ventilé, les polluants s’accumulent, en particulier l’hiver, lorsque l’on ouvre moins les fenêtres.
Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations des voies respiratoires, maux de tête voire intoxications.
Le radon : Quel est le risque ?
Gaz d’origine naturelle, inodore et radioactif, le radon provoque chaque année en France entre 1 200 et 2 900 décès par cancer du poumon. Ce gaz vient du sous-sol, s’infiltre dans les
habitations par le sol et s’accumule dans les espaces fermés, de façon inégale (en fonction de l’étanchéité du sol, de la ventilation du bâtiment, de la proximité de la source d’émission, etc)
Monoxyde de carbone : Quel est le risque ?
Gaz inodore, invisible, non irritant, toxique et mortel, le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète due au manque d’oxygène au sein d’un appareil utilisant une
énergie combustible (bois, charbon, gaz, essence, fuel ou éthanol). Il agit comme un gaz asphyxiant et prend la place de l’oxygène dans le sang.
Il provoque maux de têtes, nausées, fatigue (à faible dose), et dans les cas les plus graves le coma voire le décès. Chaque année, en France, près de 5 000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone et une centaine de personnes en meurent.
Produits de bricolage et travaux : Quel est le risque ?
Les produits de bricolage (peintures,colles, solvants, vernis, vitrifiants, cires,décapants, diluants, laques…), certains matériaux de construction (laines de verre, de roche, de laitier utilisées pour l’isolation thermique) peuvent dégager
des éléments toxiques pendant et après les travaux. En outre, les activités de bricolage sur des matériaux contenant de l’amiante (dalles de sol, plafonds, etc.) ou du plomb (principalement les peintures) sont susceptibles de libérer
ces éléments dans l’air.
Produits de la maison : Quel est le risque ?
On utilise quotidiennement de multiples produits contenant des substances chimiques et qui peuvent présenter des risques pour la santé : intoxication, brûlure, allergie ou gêne respiratoire
Allergène : Quel est le risque ?

Les allergènes sont des agents microscopiques qui provoquent des allergies. Ils peuvent provoquer des symptômes allergiques courants tels que des rhinites, de la gêne respiratoire, une infection des yeux.
Humidité et moisissures : Quel est le risque ?

L’humidité excessive dans les logements provoque l’apparition de moisissures qui présentent un risque allergène et toxique. Elles apparaissent sur les murs, sols ou plafonds sous forme de tâches vertes ou noirâtres.
Réduire les risques pour la santé est possible. Chacun peut agir pour les limiter.

Les solutions :

Aérer :
adaptez l’aération à vos activités : Ménage, bricolage, travaux de décoration, cuisine, séchage du linge, douche ou bain… Certaines activités créent beaucoup de pollution (humidité excessive, produits chimiques…).

Il est nécessaire d’aérer encore plus, pendant et après ces activités.
Aérer permet de diluer la pollution, mais pas de l’éliminer Seule la réduction des émissions de polluants à la source règle durablement le problème.
La ventilation :
La ventilation permet de renouveler l’air en assurant une circulation générale et permanente.
Elle peut être :
• naturelle : l’air circule dans le logement par des entrées d’air « neuf » et des sorties d’air « pollué » (bouches et grilles d’aération)
• mécanique : la VMI® (ventilation mécanique par insufflation) est un système électrique de renouvellement automatique et continu de l’air.
maison + VMI

La VMI® est un système de ventilation hygrorégulable (gestion du débit en fonction de l’hydrométrie) et intelligent qui prélève l’air neuf extérieur ou dans une source chaude, le filtre de ses particules fines, pollens (filtre de classe F7 – 0,5µ) et l’insuffle dans le logement en un ou plusieurs points. Cela permet le balayage de tout le logement, l’évacuation des polluants intérieurs (humidité, CO2, COV) et l’opposition aux remontées du gaz radon (gaz radioactif, inodore et incolore) grâce à une légère surpression.

Cette solution efficace pour la santé réduit les polluants, responsables notamment de maladies respiratoires, cardio-vasculaires et de cancer.

A retenir :

Aérez votre logement au moins 10 minutes par jour
et davantage quand vous bricolez, cuisinez, faites le
ménage, faites sécher du linge à l’intérieur ou prenez

une douche ou un bain

N’entravez pas le fonctionnement des systèmes
d’aération et entretenez-les régulièrement.
Ne fumez pas à l’intérieur, même fenêtres ouvertes.
Faites vérifier chaque année avant le début de l’hiver les
appareils à combustion et installations par un professionnel.
Évitez d’utiliser les chauffages d’appoint combustibles
mobiles en continu et les groupes électrogènes à l’intérieur.
Respectez les doses d’utilisation des produits d’entretien,
d’hygiène et de bricolage conseillées sur l’étiquette.

Journée nationale de la qualité de l’air

Cette année, le mois de septembre est sous le signe de l’écologie. A quelques mois de la grande conférence sur le climat qui se tiendra à Paris, le ministère de l’écologie organise la première Journée nationale de la qualité de l’air. Une première édition qui se déroulera deux jours avant la journée sans voiture à Paris.

« Mieux respirer : c’est ça l’idée ! » est le slogan de cette journée nationale du 25 septembre. Pour le ministère, c’est l’occasion de sensibiliser les Français sur les différents polluants, leur impact sur la santé mais également sur les gestes à adopter pour améliorer la qualité de l’air.

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Des actions dans toute la France

Du 21 au 26 septembre, de nombreuses activités seront mises en place un peu partout en France. A Grenoble, par exemple, un jeu participatif et collaboratif « Deux pas pour demain » sera organisé le samedi 26 septembre. Au départ du jardin de ville de Grenoble, les participants partiront accomplir les 6 quêtes à pied, à vélo ou tout autre moyen de transport non polluant. Ce jeu de piste sera « l’occasion de découvrir les dispositifs mis en place par Grenoble-Alpes Métropole depuis de nombreuses années, ainsi que les alternatives possibles pour lutter contre le dérèglement climatique et construire un meilleur demain », peut-on lire sur le site internet.

En plus de ces animations, une quinzaine de films pédagogiques ont été réalisés pour expliquer le lien entre pics de pollution et météo ou présenter des bâtiments conçus pour respecter la qualité de l’air intérieur comme la crèche Confetti à Saint-Herblain en Loire-Atlantique.

En savoir plus

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Google va cartographier la pollution des villes en temps réel

En partenariat avec Aclima, le géant de l’informatique va lancer la deuxième phase de son projet de détection de la pollution. Le but : proposer aux utilisateurs une carte de la qualité de l’air des villes par rues et quartiers, et ce en temps réel.

L'opération permettrait à terme de mieux cibler les politiques gouvernementales pour la protection de l'environnement.
L’opération permettrait à terme de mieux cibler les politiques gouvernementales pour la protection de l’environnement. Aclima / Google

Tandis que Paris se prépare à la journée sans voitures prévue le 27 septembre, Google pourrait bientôt proposer une carte de la pollution en temps réel.

Après un mois de tests à Denver en Arizona, la compagnie a annoncé le succès de la première phase de tests mardi. Dès l’automne, les deux compagnies vont donc lancer une nouvelle phase du projet dans le centre de San Francisco.
En partenariat avec Aclima, une start-up californienne, le géant du web travaille sur une géolocalisation de différentes sortes de pollution. Le but : équiper ses «streetview cars», qui sillonnent nos villes armées de leurs caméras, de détecteurs de particules fines pour traquer monoxyde de carbone, méthane, et autres polluant très néfastes pour notre organisme.

Ces données seront alors transposées dans Google Maps pour permettre aux usagers de repérer si nos rues sont victimes ou non de pollution, et à quelle heure il est le plus sain de sortir faire un jogging, par exemple.

VIDEO. Aclima et Google Map expliquent le procédé

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Si cette nouvelle innovation n’a pas d’effet réel de réduction de la pollution de l’air, Aclima espère que ces données précises pourront orienter des politiques de lutte plus ciblées. Car en ville, la pollution s’accumule dans la rue comme une épaisse couche de moquette, proche du sol. Mieux identifier les lieux de rétentions de monoxyde peut mener à des mesures plus concrètes.

«Une fois les zones polluées identifiées, les possibilités sont infinies. Par exemple, nous savons que les arbres absorbent la pollution, le dioxyde d’azote notamment. Si nous savons où se situent les points les plus problématiques en ville, nous saurons où placer des espaces verts.»
Google va cartographier la pollution des villes en temps réel dans Actualités VENTILAIRSEC

A quand un Google Maps de la pollution à Paris? Pour l’instant, le concept devrait être testé à San Francisco à l’automne, pour ensuite se développer sur le reste du pays. Un plan international n’est pas encore d’actualité, mais puisqu’il suffirait d’équiper les voitures «streetview», il est techniquement envisageable.

Source : http://www.leparisien.fr

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