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l’OMS révèle un rapport sur la pollution de l’air

OMS

L’environnement est responsable de 23% des décès dans le monde, soit 12,6 millions de morts en 2012 en grande partie liés à la pollution de l’air, révèle un rapport publié mardi 15 mars par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En 2012, l’OMS estime que 23% des décès étaient liés à une cause environnementale, et même 26% chez les enfants de moins de cinq ans. Pour deux tiers d’entre eux, il s’agit de maladies non transmissibles (cardiovasculaires, respiratoires, cancers, etc.), responsables de 8,2 millions de décès.

Zones les plus touchées, l’Asie du Sud-est (Inde, Bangladesh, Indonésie, Thaïlande, etc.) compte 3,8 millions de décès liés à l’environnement, devant le Pacifique occidental et ses 3,5 millions de morts (Chine, Cambodge, Laos, Philippines, Vietnam, etc.), l’Afrique et ses 2,2 millions de décès. L’Europe atteint 1,4 million de morts, les Amériques 847.000 décès.

Chine et Inde en tête

En proportion de décès, ce sont les pays à revenu faible ou intermédiaire qui sont les plus frappés: la Chine et l’Inde se situent à 30%, tandis que les pays du nord d’Europe arrivent en queue, à 9% pour Islande et la Norvège. La France se situe quant à elle à 11%, ex aequo avec les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Espagne, mais un peu devant le Royaume-Uni (12%) et l’Italie (13%).

La pollution de l’air constitue la principale source de maladies non transmissibles d’origine environnementale: dans un rapport publié en mars 2014, l’OMS l’estimait responsable de 7 millions de décès en 2014, dont 3,7 millions dus à la pollution atmosphérique et 4,3 millions en raison de la pollution de l’air intérieur –les deux causes pouvant se chevaucher.

25% des AVC dus à la pollution atmosphérique

Dans ce nouveau rapport, l’organisme estime que la pollution atmosphérique est responsable de 25% des accidents vasculaires cérébraux (AVC), de 23% des infarctus et de 14% des cancers du poumon. Quant à l’air intérieur, pollué par la combustion de charbon ou de bois, il explique 28% des AVC, 18% des infarctus et 17% des cancers du poumon.

L’OMS utilise une vision très large de l’environnement, notamment en ce qui concerne les maladies transmissibles: elle inclut par exemple le paludisme, du moins les 42% des cas qu’elle estime évitables par une meilleure lutte antivectorielle. Tenant compte des maladies professionnelles, elle intègre 10% des cas mondiaux de VIH/sida, ceux survenant chez les personnes prostituées. Et elle écarte le tabac, à l’exception du tabagisme passif.

 

Les causes d’une mauvaise qualité de l’air intérieur

Certaines activités peuvent contribuer à une mauvaise qualité de l’air intérieur en dégageant des particules ou des gaz. La situation peut devenir source de problèmes lorsqu’elle va jusqu’à nuire au bien-être et à la santé des occupants.

Les causes d'une mauvaise qualité de l’air intérieur dans Actualités VENTILAIRSEC article

Que ce soit par l’ouverture occasionnelle des fenêtres ou à l’aide d’une entrée d’air naturelle, l’apport régulier d’air frais permet d’éliminer les polluants et de contrôler l’humidité à l’intérieur.

Les plus importantes activités intérieures pouvant générer des polluants de l’air incluent : la fumée de tabac; le chauffage; les activités qui se déroulent dans un garage attenant; et la cuisson d’aliments. Dans ces circonstances, Ventilairsec rappelle qu’une bonne ventilation permet d’éliminer l’air vicié, de réduire la quantité de polluants de l’air en plus d’aider à limiter le degré d’humidité à l’intérieur qui contribue à la formation de moisissure.

Fumée de tabac

La fumée des cigarettes émet un large éventail de substances chimiques, telles que :

-le monoxyde de carbone (CO)

-le formaldéhyde

-des composés organiques volatils (COV), y compris le benzène et le formaldéhyde

-diverses matières particulaires

Chauffage

Le CO, le dioxyde d’azote (NO2), les COV et la matière particulaire peuvent être émises par des appareils ménagers, tels que :

-des foyers au gaz et au bois

-des appareils de chauffage au gaz ou au mazout

-des chauffe-eau à gaz

Garage attenant

Une voiture en marche ralenti, démarrer le moteur à essence d’une tondeuse, faire fonctionner un générateur ou utiliser un barbecue à l’intérieur du garage. Autant d’activités pouvant être source d’émissions de :

-Monoxyde de carbone (CO)

-Dioxyde d’azote (NO2)

-Composés organiques volatils (COV)

-Diverses matières particulaires

Ces polluants peuvent s’immiscer dans la maison, que la porte du garage soit ouverte ou fermée.

Cuisson des aliments

Des méthodes de cuisson telles que la friture émettent plus de particules que d’autres et peuvent également augmenter les niveaux d’humidité. Cuire des aliments avec un four à gaz augmente la quantité de polluants si on n’utilise pas correctement la hotte. Ces polluants comprennent la matière particulaire et le NO2.

Sources sans combustion

Les articles ménagers (produits nettoyants, désodorisants, tapis, meubles et armoires en PVC), les produits de soins personnels (cosmétiques et parfums), les matériaux de construction (colles, solvants, peintures et vernis), de même que certains équipements de loisirs (principalement des outils) peuvent dégager des polluants chimiques et ainsi contribuer à la mauvaise qualité de l’air intérieur.

Enfin, un taux d’humidité élevé, des fuites, des infiltrations d’eau et des conditions d’inondation peuvent être la cause de la prolifération de moisissures, champignons et bactéries à l’intérieur des immeubles. Leurs spores affectent les voies respiratoires.

La respiration et la pollution atmosphérique

Se droguer au bien être ... en respirant

 

  Le système respiratoire

* Au repos, un adulte inspire et expire environ 6 à 10 litres d’air par minute. La quantité d’air inspirée chaque minute est de 6 litres lors d’une respiration normale. Elle peut atteindre 200 litres par minute lorsque la respiration s’accélère lors d’un effort. Ainsi, nous inspirons en moyenne chaque jour, dans nos 300 millions d’alvéoles, 12 000 litres d’air, soit plus de 4 millions de litres par an.

 

La Respiration humaine

* Le poumon droit est légèrement plus grand que le poumon gauche.

* Les poils du nez aident à filtrer l’air qu’on respire et le réchauffent.

* La vitesse record d’un éternuement est de 165 km à l’heure.

* La superficie des poumons est à peu près de la grandeur d’un court de tennis.

* Mis bout à bout, les capillaires des poumons feraient 1 600 km de long.

* On perd environ un litre d’eau par jour en respirant.

* Au repos, on prend environ 12 à 18 respirations par minute : soit 25 920 fois par jour, pour un total de 775 millions de respirations dans une vie de femme et 700 millions dans une vie d’homme.

* Les femmes et les enfants respirent à un rythme plus rapide que les hommes

* Ce qui rend nos poumons efficaces, c’est leur surface d’échange entre le sang et l’air d’environ 100 m2, plus ou moins 2,4 km de capillaires et des globules rouges capables d’emporter, chacun, 1 milliard de molécules d’oxygène

 

La pollution de l’air intérieur

Nous passons de 75 à 90 % de notre temps à l’intérieur de locaux et  de transports, où nous sommes exposés à divers polluants, principalement par inhalation.

Or les concentrations de polluants sont parfois plus élevées que celles de l’air extérieur : l’air intérieur peut être 2 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur.

 

Les COV, cause majeure de pollution intérieure

La cause majeure de cette pollution intérieure: les COV (Composés Organiques Volatiles) qui se répandent dans l’air ambiant via les produits d’entretien, le chauffage, la cuisine, les peintures, …

 

Une étude de l’OQAI-CSTB  réalisée entre 2003 et 2005 sur un échantillon de 567 logements, a identifié 4 catégories de logements selon la pollution de l’air intérieur :

  • logements fortement pollués par plusieurs COV (7en moyenne), soit 8,5% de l’échantillon,
  • logements moyennement pollués par 4 à 7 COV, soit 25% de l’échantillon,
  •  logements faiblement pollués par les COV et autres polluants, soit 44% de l’échantillon,
  • logements fortement mono-pollués (23% de l’échantillon) dont le niveau de concentration est entre 5 et 400 fois supérieur à l’échantillon complet pour un COV.

 

Pollution de l’air : les enfants, une population très exposée

Une enquête menée en 2009 par l’association Santé-Environnement France (ASEF) dans dix crèches ou centres sociaux de France a révélé que deux tiers des établissements présentaient des taux de benzène dépassant les normes autorisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plus de la moitié avait des taux de formaldéides inquiétants.

  • Cette substance, parmi les plus dangereuses pour les enfants, est présente dans les colles utilisées pour les meubles en agglomérés et dans les sols en lino.

Les solutions pour « dépolluer » sa maison

Pour assainir son habitat, le plus facile est d’ouvrir en grand portes et fenêtres et d’installer un système de ventilation mécanique tels que la VMI® ventilairsec pour assurer un bon renouvellement d’air.

Contraindre le propriétaire à faire des travaux

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Peu après votre installation dans un appartement que vous louez, des champignons envahissent les murs de votre chambre et s’étendent à la salle de bains. Malgré une aération régulière et la mise en place d’un déshumidificateur les traces d’humidité réapparaissent sans cesse. Malgré différents appels au propriétaire et ses promesses d’intervention, rien ne bouge. Comment réagir ?

Dans un bail d’habitation, le propriétaire est notamment tenu de délivrer au locataire un logement décent, de lui en assurer la jouissance paisible et d’effectuer les grosses réparations permettant d’entretenir les locaux et de les garder en état de servir à l’usage prévu par le contrat.

Un logement décent

Les critères de «décence» d’un logement sont fixés par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. Selon ce texte, pour être décent un logement doit remplir différentes conditions relatives à sa surface, à ses éléments d’équipement et de confort, mais aussi à sa sécurité et à sa salubrité. Concernant les problèmes d’humidité, le décret prévoit notamment que «les menuiseries extérieures et la couverture, avec ses raccords et accessoires, doivent assurer la protection contre les infiltrations d’eau dans l’habitation», que «la nature et l’état de conservation et d’entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne doivent pas présenter de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires», et que les dispositifs d’ouverture et de ventilation permettent «un renouvellement de l’air adapté aux besoins d’une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements».

Quant aux pièces principales, elles doivent bénéficier d’un «éclairement naturel suffisant» et d’un «ouvrant donnant à l’air libre ou sur un volume vitré donnant à l’air libre». Si le logement ne satisfait pas à ces critères, le locataire peut exiger que des travaux de mise en conformité soient effectués dans les meilleurs délais, aux frais du propriétaire. À défaut, il peut saisir le tribunal d’instance dont dépend son logement. L’appréciation par les juges du respect de ces éléments se fait au cas par cas. Par exemple, ils considèrent qu’un studio en sous-sol avec un vasistas donnant sur le garage d’une maison ne bénéficie pas d’un éclairage naturel suffisant, ni d’une ouverture permettant un renouvellement adapté de l’air. Par conséquent, le logement n’est pas décent et doit faire l’objet de travaux d’adaptation. De manière générale, lorsque les expertises montrent que les moisissures sont dues à l’existence de défauts techniques (ponts thermiques, insuffisance d’isolation des combles, ou des murs, etc.), le bailleur est tenu de faire des travaux ou d’indemniser le préjudice, dit de jouissance normale des lieux, subi par le locataire.

L’entretient du logement

Le propriétaire est tenu de faire certaines réparations qui lui sont réclamées, mais le locataire a également une obligation d’entretien et de réparation non négligeable. Si les traces d’humidité constatées proviennent en tout ou partie d’un manque d’entretien, la responsabilité du bailleur sera réduite d’autant. Par exemple, un locataire n’ayant jamais fait entretenir la chaudière et se chauffant exclusivement au poêle à pétrole, un mode de chauffage accélérant le phénomène de condensation, a été tenu pour responsable des problèmes d’humidité. Toute la difficulté est donc, pour les juges, de faire la part des choses entre le comportement du locataire et celui du propriétaire afin de déterminer lequel des deux a été négligent.

Relancez votre propriétaire

Si vos appels téléphoniques n’ont pas suffi à faire prendre conscience au propriétaire qu’il doit rapidement faire réaliser des travaux, envoyez-lui une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR). Précisez, qu’à défaut d’accord ou de réponse, vous saisirez le tribunal d’instance pour lui demander d’ordonner la réalisation des travaux et la consignation des loyers jusqu’à la réalisation de ceux-ci. Le bailleur a 2 mois pour vous répondre. Si vous ne faites pas cette mise en demeure, votre action en justice sera irrecevable.

Constituez votre dossier

Joignez à votre mise en demeure les documents prouvant à votre propriétaire que votre logement n’est pas décent. Devant les juges, ce sera aussi à vous de prouver que le logement ne répond pas aux critères de décence posés par la loi. Pour cela, photographiez régulièrement l’étendue et l’avancée des dégâts. Si cela vous provoque des problèmes de santé, faites établir des certifi cats médicaux l’établissant. Demandez des voisins ou amis de rédiger une attestation, témoignant que vous chauffez et entretenez normalement le logement. Il est également possible de faire appel au service d’hygiène de la mairie, qui constatera d’éventuelles infractions au règlement sanitaire de la commune. Mais rien ne vaut un constat d’huissier (les honoraires sont libres dans ce domaine). Gardez un double de vos courriers et des pièces que vous adressez à votre bailleur. En cas de contentieux, vous devrez en effet prouver que vous l’avez bien alerté de la présence de traces importantes d’humidité ou de la défaillance de certains équipements (la chaudière, par exemple).

La commission de conciliation

Si votre propriétaire ne répond pas à votre mise en demeure dans les 2 mois, ou s’il refuse de faire les travaux, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation, structure paritaire composée de représentants d’associations de locataires et de bailleurs. Cette étape est gratuite et facultative. Autrement dit, vous pouvez vous en aff ranchir ou saisir, en parallèle, le tribunal d’instance. Pour saisir la commission dont vous dépendez, adressez-lui un courrier et vos pièces justificatives par LRAR. un annuaire des différentes commissions est disponible sur service-public.fr. Dans la plupart des régions, son secrétariat est assuré par la direction départementale de l’équipement (DDE). À Paris, c’est par la préfecture. Au moins 15 jours avant la date retenue, la commission vous convoquera avec votre bailleur à une séance de conciliation. Si vous parvenez à un accord vous signerez un document avec votre bailleur qui aura valeur de contrat. Dans le cas contraire, la commission rendra un avis (dans un délai maximal de 2 mois à compter de sa saisine par courrier), que vous pourrez remettre au tribunal. Mais le juge n’est pas obligé de suivre cet avis

Saisissez le tribunal d’instance

Si vous n’êtes pas parvenu à un accord amiable avec votre propriétaire, vous devrez aller en justice pour obtenir la réalisation de travaux à ses frais. Ne faites pas réaliser de travaux avant d’avoir obtenu l’accord écrit préalable de votre propriétaire sur leur nature et leur montant, ou bien un jugement vous y autorisant. vous risqueriez, en eff et, de vous voir ordonner une remise en état s’ils s’avéraient inutiles ou excessifs. En matière locative, le tribunal d’instance de la localité où est située l’habitation louée est seul compétent, quel que soit le montant du litige.

L’intervention d’un avocat n’est pas obligatoire, mais elle peut être souhaitable, selon la complexité de votre dossier. vous devez, en principe, assigner votre propriétaire par l’intermédiaire d’un huissier ou d’un avocat si vous en prenez un. Si le litige porte sur une somme d’argent ne dépassant pas 4000 €, il est possible de saisir le tribunal par une simple déclaration au greffe, pour laquelle il n’est besoin ni d’huissier ni d’avocat. Mais, pour un différend concernant la décence d’un logement, la demande, qui consiste à réclamer des travaux, n’est pas forcement chiffrable. C’est pourquoi, nous vous déconseillons de choisir la voie de la déclaration au greffe, car votre recours pourrait être jugé irrecevable. Mieux vaut donc utiliser la procédure d’assignation.

Le juge déterminera, au vu de votre dossier et d’une éventuelle expertise judiciaire, les travaux à réaliser pour rendre le logement conforme aux prescriptions légales, et le délai de leur exécution. Le juge a aussi la possibilité d’ordonner la réduction du montant des loyers, la suspension de leur paiement, avec ou sans consignation, jusqu’à exécution des travaux. Il peut également condamner le bailleur à payer une astreinte par jour passé sans travaux. Enfin, le juge peut condamner le propriétaire à vous verser des dommages-intérêts, selon le trouble de jouissance que vous aurez subi. Parfois, mais c’est rare, le bail doit être résilié (avec des indemnités pour le locataire), parce que la mise en conformité du bien s’avère techniquement ou financièrement impossible pour le propriétaire. Mais, dans tous les cas, le juge refusera une demande de relogement, celle-ci n’étant pas une obligation pour le bailleur, même si le logement loue n’est pas décent.

Si les sommes en jeu excèdent 4000 €, vous avez un mois pour faire appel, à compter de la signification du jugement par huissier. La cour d’appel a la possibilité de réexaminer entièrement l’aff aire. En dessous de 4 000 €, votre seul recours sera devant la Cour de cassation. Mais elle vérifi era seulement que les magistrats ont appliqué la bonne règle de droit et la bonne procédure.

source : figaro

La COP21 pour le climat c’est jusqu’au 9 décembre

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Qu’est-ce que la COP21 ?

 

La COP21 est la 21e Conférence des parties (COP) à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992, réunissant 195 Etats et l’Union Européenne.

 

Découvrez la COP21 en 5 questions :

 

La COP21, où et quand ?

Cette conférence Paris Climat 2015 (COP21) se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015sur le site de Paris-Le Bourget (93).

 

La COP21, pourquoi ?

Trouver un nouvel accord pour le climat, universel, contraignant et différencié

Les enjeux de la conférence de Paris sont particuliers : en 2011, les Etats se sont engagés àtrouver, en 2015, un nouvel accord international pour contenir le réchauffement climatique à moins de 2°C : c’est l’objet de la COP21.

Les négociations de Paris doivent élaborer les bases d’un nouvel accord :

universel et juridiquement contraignant, applicable à tous les pays à partir de 2020
différencié (définissant des objectifs différents aux pays développés ou en développement) et ambitieux, permettant de limiter les changements climatiques

L’accord devrait contenir :

des engagements de la part de chaque pays pour réduire les émissions des gaz à effet de serre et des règles pour contrôler les efforts entrepris
des solutions pour financer durablement la lutte et l’adaptation au changement climatique (par le Fonds Vert)
un Agenda des solutions, regroupant les initiatives des acteurs non gouvernementaux

 

Qui participe à la COP21 ?

195 Etats, des organisations accréditées, des journalistes

La conférence réunit d’abord les délégations officielles de 195 Etats et de l’Union Européenne, représentants d’Etat et négociateurs.

Des organisations non-étatiques participent aussi à la conférence si elles ont été accréditées par l’ONU :

  • des entreprises (collectif BINGO)
  • des syndicats (collectif TUNGO)
  • des collectivités locales (collectif LGMA)
  • des organisations de protection de l’environnement (collectif ENGO)
  • des organisations de jeunesse (collectif YOUNGO)
  • des peuples autochtones (collectif IPO)
  • des instituts de recherche (collectif RINGO)

Ces organisations accréditées pourront participer aux discussions (prises de parole, contributions écrites, organisation d’événements parallèles …) et ainsi attirer l’attention des négociateurs sur une question particulière, des solutions ou des points de vue qu’elles jugeraient négligés.

Enfin, les médias seront largement présents : on attend plus de 3000 journalistes du monde entier pour relayer le déroulement de la conférence.

Au total, plus de 40 000 personnes sont attendues au cours de la conférence.

 

Qui organise la COP21 ?

Une conférence des Nations Unies organisée par la France

Le gouvernement est mobilisé pour la réussite de l’événement. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international présidera la COP21. Le Comité de pilotage interministériel définit la stratégie et coordonne l’action de nombreux ministères concernés par les enjeux de cette conférence et du changement climatique : affaires étrangères et développement international, agriculture, écologie et énergie, développement de la francophonie, finances …Laurence Tubiana, ambassadrice de la COP21, dirige l’équipe des négociateurs français.Pierre Henri Guignard est le Secrétaire Général en charge de la préparation et l’organisation de la COP21.La COP21 est une conférence des Nations unies dont l’organisation a été confiée à la France. La France devra assurer le meilleur accueil aux participants et tenter de faciliter les négociations.

 

Comment se prépare la COP21 ?

Au cours de l’année 2015, plusieurs étapes préparent les négociations de Paris :

  • Les négociateurs des Etats se réunissent dans le cadre de l’ONU pour élaborer le texte qui sera discuté à Paris. Ces négociations officielles ont lieu à Genève et à Bonn (en février, juin, septembre et octobre).
  • Les représentants des Etats, lors de leurs rencontres (lors de visites officielles par exemple ou de sommets multilatéraux) échangent sur la question du climat
  • Au plus tôt, les Etats doivent remettre à l’ONU leurs contributions (INDC), engagements en matière de réduction des émissions au plus tôt
  • Les rencontres du conseil du Fonds Vert, pour élaborer les voies de son financement
  • Entreprises, pouvoirs publics locaux, universitaires, citoyens, de multiples groupes se réunissent pour préparer la conférence et influencer son issue, en soumettant aux négociateurs des points de vue et des conclusions

En savoir plus

Salon Habitarn d’Albi du 23 au 26 octobre 2015

Le 27ème Salon Tarnais de l’Habitat présente ses nouveautés au Parc des expositions d’Albi,
du vendredi 23 au lundi 26 octobre 2015 de 10h à 19h sans interruption
Salon Habitarn d’Albi du 23 au 26 octobre 2015 dans Actualités VENTILAIRSEC Affiche%20Portrait%20Habitarn%202015%281%29
10.000 visiteurs – 4 jours d’expos – 180 exposants

Le salon HABITARN (Habitat-Bien-être-Jardin) est devenu le rendez-vous incontournable de tous ceux qui construisent, transforment, aménagent, ou enjolivent leur maison, leur appartement ou leur environnement.
Avec la présence des meilleurs spécialistes de notre département et de notre région, ce salon qui connaît chaque année une croissance modérée mais constante, est aujourd’hui le plus apprécié du public pour sa qualité, sa diversité et ses compétences.

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Qualité de l’air nous sommes tous concernés

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La qualité de l’air

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Nous passons 14 heures par jour en moyenne à notre domicile et la pollution atmosphérique nous touche directement.
L’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité.
En effet, les sources de pollution dans les logements sont nombreuses : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien, peintures… C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur.

Focus sur les éléments qui constituent les polluants dans nos lieux de vie :

Le tabac : Quel est le risque ?
Premier polluant présent dans les logements, environ 5 000 personnes décèdent chaque année du tabagisme passif (subi par ceux qui ne fument pas).
Les effets sur la santé des fumeurs et des non-fumeurs sont particulièrement néfastes : cancers du poumon, maladies cardio-vasculaires, asthme et allergies.
L’application de l’interdiction de fumer dans les lieux publics limite l’exposition à la fumée, mais chez soi, fumer reste dangereux pour les habitants du foyer.
Même en ouvrant les fenêtres, les composants de la fumée restent dans l’air. En partie absorbés par les rideaux, tissus, moquettes, ils continuent d’être émis plus tard dans l’air.
Si votre logement n’est pas suffisamment ventilé, les polluants s’accumulent, en particulier l’hiver, lorsque l’on ouvre moins les fenêtres.
Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations des voies respiratoires, maux de tête voire intoxications.
Le radon : Quel est le risque ?
Gaz d’origine naturelle, inodore et radioactif, le radon provoque chaque année en France entre 1 200 et 2 900 décès par cancer du poumon. Ce gaz vient du sous-sol, s’infiltre dans les
habitations par le sol et s’accumule dans les espaces fermés, de façon inégale (en fonction de l’étanchéité du sol, de la ventilation du bâtiment, de la proximité de la source d’émission, etc)
Monoxyde de carbone : Quel est le risque ?
Gaz inodore, invisible, non irritant, toxique et mortel, le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète due au manque d’oxygène au sein d’un appareil utilisant une
énergie combustible (bois, charbon, gaz, essence, fuel ou éthanol). Il agit comme un gaz asphyxiant et prend la place de l’oxygène dans le sang.
Il provoque maux de têtes, nausées, fatigue (à faible dose), et dans les cas les plus graves le coma voire le décès. Chaque année, en France, près de 5 000 personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone et une centaine de personnes en meurent.
Produits de bricolage et travaux : Quel est le risque ?
Les produits de bricolage (peintures,colles, solvants, vernis, vitrifiants, cires,décapants, diluants, laques…), certains matériaux de construction (laines de verre, de roche, de laitier utilisées pour l’isolation thermique) peuvent dégager
des éléments toxiques pendant et après les travaux. En outre, les activités de bricolage sur des matériaux contenant de l’amiante (dalles de sol, plafonds, etc.) ou du plomb (principalement les peintures) sont susceptibles de libérer
ces éléments dans l’air.
Produits de la maison : Quel est le risque ?
On utilise quotidiennement de multiples produits contenant des substances chimiques et qui peuvent présenter des risques pour la santé : intoxication, brûlure, allergie ou gêne respiratoire
Allergène : Quel est le risque ?

Les allergènes sont des agents microscopiques qui provoquent des allergies. Ils peuvent provoquer des symptômes allergiques courants tels que des rhinites, de la gêne respiratoire, une infection des yeux.
Humidité et moisissures : Quel est le risque ?

L’humidité excessive dans les logements provoque l’apparition de moisissures qui présentent un risque allergène et toxique. Elles apparaissent sur les murs, sols ou plafonds sous forme de tâches vertes ou noirâtres.
Réduire les risques pour la santé est possible. Chacun peut agir pour les limiter.

Les solutions :

Aérer :
adaptez l’aération à vos activités : Ménage, bricolage, travaux de décoration, cuisine, séchage du linge, douche ou bain… Certaines activités créent beaucoup de pollution (humidité excessive, produits chimiques…).

Il est nécessaire d’aérer encore plus, pendant et après ces activités.
Aérer permet de diluer la pollution, mais pas de l’éliminer Seule la réduction des émissions de polluants à la source règle durablement le problème.
La ventilation :
La ventilation permet de renouveler l’air en assurant une circulation générale et permanente.
Elle peut être :
• naturelle : l’air circule dans le logement par des entrées d’air « neuf » et des sorties d’air « pollué » (bouches et grilles d’aération)
• mécanique : la VMI® (ventilation mécanique par insufflation) est un système électrique de renouvellement automatique et continu de l’air.
maison + VMI

La VMI® est un système de ventilation hygrorégulable (gestion du débit en fonction de l’hydrométrie) et intelligent qui prélève l’air neuf extérieur ou dans une source chaude, le filtre de ses particules fines, pollens (filtre de classe F7 – 0,5µ) et l’insuffle dans le logement en un ou plusieurs points. Cela permet le balayage de tout le logement, l’évacuation des polluants intérieurs (humidité, CO2, COV) et l’opposition aux remontées du gaz radon (gaz radioactif, inodore et incolore) grâce à une légère surpression.

Cette solution efficace pour la santé réduit les polluants, responsables notamment de maladies respiratoires, cardio-vasculaires et de cancer.

A retenir :

Aérez votre logement au moins 10 minutes par jour
et davantage quand vous bricolez, cuisinez, faites le
ménage, faites sécher du linge à l’intérieur ou prenez

une douche ou un bain

N’entravez pas le fonctionnement des systèmes
d’aération et entretenez-les régulièrement.
Ne fumez pas à l’intérieur, même fenêtres ouvertes.
Faites vérifier chaque année avant le début de l’hiver les
appareils à combustion et installations par un professionnel.
Évitez d’utiliser les chauffages d’appoint combustibles
mobiles en continu et les groupes électrogènes à l’intérieur.
Respectez les doses d’utilisation des produits d’entretien,
d’hygiène et de bricolage conseillées sur l’étiquette.

La pollution de l’air en France coûterait 100 milliards d’euros par an

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La pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la France, selon une commission d’enquête du Sénat, qui y voit une « aberration économique » et propose notamment d’augmenter la fiscalité du diesel et de taxer les émissions de polluants.

Dans son rapport intitulé « Pollution de l’air: le coût de l’inaction » et rendu public mercredi, la commission évalue globalement à 101,3 milliards d’euros le coût annuel de la pollution de l’air.

Car si l’air est globalement « moins pollué« , la pollution « a changé de nature« , moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l’agriculture et l’air intérieur, constate le rapport.

Le sujet est aussi devenu une préoccupation majeure des Français, mise en évidence lors des fréquents pics de pollution.

Les particules, un des principaux polluants atmosphériques avec l’ozone et les oxydes d’azote, sont responsables de 42.000 morts prématurées en France chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon la Commission, le coût sanitaire global (traitements des maladies, mortalité prématurée, absentéisme, etc.) représente « entre 68 et 97 milliards d’euros« , dont 3 milliards pour le seul impact sur la sécurité sociale, tandis que le coût non sanitaire (baisse des rendements agricoles dégradation des bâtiments, dépenses de prévention, etc.) atteint 4,3 milliards d’euros.

Mais le coût global « est largement sous estimé« , prévient Leïla Aïchi, la rapporteure de la commission, pour qui la France « est en retard » et « manque de recherches sur cette question« .

Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment +l’effet cocktail+ en présence de plusieurs polluants, insiste-t-elle.

Par ailleurs, la France fait aussi l’objet d’une procédure d’infraction lancée par la Commission européenne pour le non respect des valeurs limites de particules fines dans certaines zones identifiées.

Outre des efforts sur la connaissance du phénomène, la commission préconise donc de s’attaquer aux sources principales de la pollution de l’air, transports en tête.

Ce secteur représente en effet 59% des émissions d’oxydes d’azote et entre 16 et 19% des émissions de particules fines.

Les sénateurs plaident notamment en faveur d’ »une véritable fiscalité écologique« , comme la mise en place d’une taxe sur les émissions d’azote, d’oxyde d’azote et de particules fines, et préconise de « compléter les normes existantes« , mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus.

Véritable serpent de mer depuis des années, l’alignement progressif jusqu’en 2020 de la fiscalité de l’essence et du diesel est proné dans ce rapport pour sortir de « l’ambiguité persistante des pouvoirs publics« , ainsi que la déduction de la TVA sur l’essence et l’électricité utilisée pour les véhicules hybrides et électriques. 

La rapporteure met l’accent sur le fait que les propositions sont « largement consensuelles« , le rapport ayant été voté à l’unanimité.

Dans l’agriculture, la commission recommande d’étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs et de mieux contrôler les dispersions de polluants.

Elle préconise aussi, dans le domaine de la consommation, d’intégrer l’impact sur la qualité de l’air dans les dossiers d’autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires et d’instaurer progressivement sur trois ans l’étiquetage des produits d’entretien en fonction de leurs émissions de polluants volatils

Entre 2009 et 2013, le recours aux produits phytosanitaires a ainsi augmenté de 5%.

Face aux critiques de certains acteurs économiques sur l’impact négatif de ces mesures sur l’économie et l’emploi, Leila Aïchi répond que « compte tenu des coûts » en jeu, « considérer l’environnement, la santé, comme des variables d’ajustement économique (…) ne semble pas pertinent« .

Il faut « faire en sorte que cette contrainte environnementale devienne une opportunité économique« , ajoute-t-elle.

Déjà aujourd’hui, le bénéfice sanitaire net de la lutte contre la pollution s’élève à plus de 11 milliards d’euros par an, note la commission.

 voir le rapport

source : L’EXPRESS

Pollution de l’air intérieur

Identifier les 4 types de polluants

Former Home Of Al Capone Refurbished In Miami Beach

Il existe plusieurs grandes causes de pollution qui dégradent la qualité de l’air d’un logement. Revue de détail et moyens de s’en débarrasser.

1. Les produits chimiques

On y trouve la grande famille des COV, pour composés organiques ­volatils, leur caractéristique commune étant d’être relargués dans l’air. Elle compte des substances a priori sans risques pour la santé, mais aussi des irritants, des allergènes, des composés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Les COV sont émis par les produits que nous utilisons au quotidien, les matériaux, les meubles, les travaux de décoration, de bricolage, ainsi que par les parfums d’intérieur et les sprays assainissant. Ces COV nous font respirer un air intérieur plus pollué que l’air extérieur même si, paradoxalement, l’intérêt médiatique se focalise sur la qualité de l’air en milieu urbain. Il y a aussi la famille des aldéhydes, avec le formaldéhyde, un gaz très irritant, allergisant et, plus grave, cancérogène par inhalation. C’est d’ailleurs le polluant le plus préoccupant de l’air intérieur. Malheureusement, il n’est pas interdit et une multitude de produits et de matériaux en émettent. Dans les dernières analyses d’air intérieur effectuées par Que Choisir en 2010, 100 % des locaux en contenaient, dont 78 % à plus de 10 µg/m3, une teneur inquiétante pour un composé aussi nocif. S’y ajoutent les composés organiques dits semi-volatils, qu’on trouve surtout dans les poussières et sur les meubles. Phtalates des plastiques en PVC, retardateurs de flammes des ordinateurs, des téléviseurs, pesticides des antimites, des anti-poux, des colliers ou sprays anti-puces des chiens ou chats, des insecticides et des pulvérisateurs pour plantes d’intérieur.

Une étude inquiétante sur les produits ménagers

La peinture émet des composés organiques volatils (COV).

La peinture émet des composés organiques volatils (COV).

Dans une étude portant sur les produits ménagers et la qualité de l’air intérieur, le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) et l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) ont testé 54 produits ménagers grand public, des multi-usages et des nettoyants spécifiques. Poudres, crèmes, produits à diluer, lingettes, grandes marques, marques de distributeurs, marques vertes, l’ensemble du marché est représenté. Les analyses se sont d’abord déroulées en laboratoire. En tête des polluants émis, le formaldéhyde, pour 91 % des références, suivi du d-limonène (43 %). Puis le test s’est poursuivi dans des conditions réelles d’emploi, en maison expérimentale, sur les 20 produits les plus émissifs. Leur utilisation fait toujours augmenter les ­concentrations en COV de l’air intérieur et, dans la plupart des cas, la concentration en aldéhydes. De plus, les polluants réagissent chimiquement au contact de l’air, notamment avec l’ozone, et provoquent la formation d’autres polluants, dits « secondaires », parmi lesquels le formaldéhyde et les particules très fines de taille critique pour la santé, parfaitement calibrées pour pénétrer dans les alvéoles des poumons. Ces mesures réalisées en maison expérimentale prouvent que la pollution réelle est supérieure aux résultats des analyses de polluants effectuées en laboratoire.

Que faire ?

  • Limiter le nombre de produits ménagers au strict nécessaire et aérer quand on nettoie.„
  • Se passer des produits d’entretien parfumés, des désodorisants en tous genres. Ils émettent des terpènes, qui sont employés comme parfums. Beaucoup sont irritants ou allergisants.„
  • Éviter les sprays assainissant aux huiles essentielles. Vendus en pharmacie, en parapharmacie ou en magasin bio, ils inspirent confiance mais notre test de sprays et de désodorisants démontre qu’ils ne sont pas moins polluants que les désodorisants industriels.
  • Utiliser un chiffon légèrement humidifié plutôt que la bombe dépoussiérante ou les lingettes parfumées.
  • Passer l’aspirateur de façon régulière, puis la serpillière humide sur les sols lisses.„
  • Aérer très généreusement quand on bricole, et pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, après des travaux ou l’installation d’un meuble neuf.

Meubles en bois aggloméré : ça s’améliore

Les fabricants de meubles en bois aggloméré ont fait de nets progrès, leurs produits émettent  bien moins de formaldéhyde et de COV.

Les fabricants de meubles en bois aggloméré ont fait de nets progrès, leurs produits émettent bien moins de formaldéhyde et de COV.

Les meubles en bois aggloméré ont mauvaise réputation, car ils ont longtemps émis en quantité du formaldéhyde, ce gaz irritant, allergisant et cancérogène. La faute aux colles à base de formol, qui lient à bas coût les particules de bois. Mais les tests de Que Choisir, les labels et les progrès de la réglementation ont fait évoluer la plupart des fabricants. Pour preuve, nos tests sur des commodes pour chambre d’enfant. En 2006, nos résultats étaient catastrophiques. Les 12 meubles analysés étaient éliminés ou déconseillés en raison de la pollution de l’air qu’ils provoquaient. Tous émettaient beaucoup trop de formaldéhyde. Nous avons à nouveau testé des commodes pour enfants en 2010, 13 modèles en panneaux de particules, panneaux MDF avec fibres de moyenne densité, ou associant bois massif et placages. Ce fut une bonne surprise. À deux exceptions près, les émissions de formaldéhyde avaient chuté très nettement, et celles de composés organiques volatils (COV) aussi. On peut donc acheter du mobilier en panneaux de particules très peu polluant. Hélas, le choix demeure assez aléatoire en magasin car la classe E1, souvent mentionnée comme un gage de qualité pour le formaldéhyde, autorise des taux trop élevés. La classe E0,5 en exige deux fois moins. C’est préférable, mais pas encore parfait.

Monoxyde de carbone : des intoxications évitables

Entretenez avec soin votre chauffe-eau,  il y va de votre sécurité.

Entretenez avec soin votre chauffe-eau, il y va de votre sécurité.

Chaque année, le monoxyde de carbone provoque des centaines ­d’intoxications mortelles. À moindre concentration, il cause des maux de tête chroniques, des nausées, une fatigue inexpliquée, autant de problèmes de santé qu’on ne pense jamais à lui imputer. À tort car, à petites doses, il empoisonne lentement. Inodore et incolore, ce gaz se révèle d’autant plus dangereux qu’il est indétectable. Il est refoulé dans la pièce par les appareils à combustion quand la combustion se fait mal.

Que faire ? Pour assurer une bonne ­combustion, il faut faire ramoner les conduits de fumée, entretenir la chaudière et le chauffe-eau.

2. Les moisissures

Les moisissures ne sont pas seulement inesthétiques, elles sont malsaines. Pour les éviter, il faut bien ventiler le logement.

Les moisissures ne sont pas seulement inesthétiques, elles sont malsaines. Pour les éviter, il faut bien ventiler le logement.

Quand on n’aère pas après la douche ou le bain, quand on fait sécher le linge dans une pièce mal ventilée, l’air se charge en vapeur d’eau. Si les murs sont froids, c’est la condensation immédiate et, peu à peu, l’apparition de moisissures. C’est inesthétique et malsain. Les moisissures émettent des spores qu’on inhale en respirant. Elles peuvent être allergisantes, et parfois même toxiques. « Je rencontre souvent ce problème de moisissures dans les logements équipés d’un chauffage électrique, témoigne Martine Ott. Les gens coupent les radiateurs en partant le matin, les murs se refroidissent dans la journée, dès qu’on génère de la vapeur d’eau le soir, elle condense sur les murs. Baisser la température c’est bien, mais il ne faut surtout pas couper le chauffage. »

Que faire ?

Dans l’urgence, les moisissures de surface s’enlèvent à l’eau de Javel. Dans la durée, il faut limiter les risques de condensation par son comportement au quotidien.„

  • Aérer à chaque fois qu’une activité dégage de la vapeur d’eau, juste après la douche ou le bain, et pendant qu’on cuisine.„
  • Éviter d’étendre le linge dans les pièces humides, préférer l’extérieur quand c’est possible ou le sèche-linge.„
  • Entretenir la ventilation. Si c’est une VMC, les entrées d’air et les bouches d’extraction doivent être nettoyées régulièrement. Pour vérifier qu’elle fonctionne, approchez une feuille de papier de la bouche d’extraction, elle doit l’attirer. Si ce sont des grilles hautes et basses, il faut veiller à les laisser dégagées.„
  • Chauffer régulièrement sans surchauffer. Chauffer car l’air froid sature plus vite que l’air chaud, ne pas surchauffer car plus l’écart est important entre la température de l’air ambiant et celle des murs, plus la vapeur d’eau condense sur les parois.„
  • Dans certains cas, l’humidité excessive peut provenir d’infiltrations ou de remontées capillaires, il faut alors traiter le bâti.

3. Les acariens

Ils sont si microscopiques qu’on ne les voit pas, mais leur responsabilité est écrasante dans les allergies. Leur univers de prédilection, ce sont nos lits douillets. Bien au chaud, ils s’y développent et s’y régalent des particules de peaux mortes dans un microclimat idéal.

Que faire ?

  • Avoir le réflexe d’ouvrir grand le lit et la fenêtre tous les matins pour enrayer leur prolifération.„
  • Créer un environnement hostile, avec un taux d’humidité inférieur à 60 % et une ­température maxi de 19 °C.„
  • Aspirer régulièrement la poussière, dépoussiérer le matelas et les couvertures.„
  • Préférer les matières synthétiques à la plume ou à la laine, le sommier à lattes au sommier en tissu, le sol lisse à la moquette, le ménage au chiffon humide plutôt qu’au plumeau.„
  • Laver fréquemment les couettes, les oreillers, les coussins, et les peluches si c’est une chambre d’enfant.
  • Se méfier de la mention antiacariens, elle n’est pas une garantie d’efficacité. Il arrive même que des substances allergisantes soient utilisées !„
  • Éviter les produits acaricides, souvent irritants. D’ailleurs, les allergènes se trouvent dans les déjections et les cadavres d’acariens, qu’on élimine plus sûrement à l’aspirateur qu’avec une bombe aérosol ou un pulvérisateur.

4. Les animaux domestiques

Quelques précautions  sont  à prendre avec les animaux de compagnie.

Quelques précautions sont à prendre avec les animaux de compagnie.

Les animaux domestiques peuvent être impliqués dans les allergies, le chat plus souvent que le chien, et les particules allergisantes qu’ils émettent ont la vie dure. « On a eu le cas d’un patient qui développait une allergie au chat alors qu’il n’avait pas de chat, se souvient le Pr de Blay. C’était incompréhensible. On a cherché, on a fait des tests à son domicile et on a découvert que le problème provenait de la moquette. L’ancien locataire avait déménagé avec son chat, mais des allergènes de l’animal restaient stockés dans la moquette. »

Que faire ?

  • Interdire l’accès des chambres à l’animal.„
  • Le brosser dehors.
  • Le shampouiner de temps en temps, ou passer un gant humide sur son pelage s’il s’agit d’un chat.

Limiter la pollution de l’air de nos logements et renouveler l’air sont d’une nécessité vitale. Ventiler votre habitat… dans le bon sens !

La qualité de l’air intérieur : mieux vaut s’en préoccuper

La question de la qualité de l’air à l’intérieur des lieux de vie (habitation et lieu de travail) s’est posée face à l’émergence de plus en plus de problématique de pathologies de types allergiques, des atteintes des voies respiratoires et de toutes les muqueuses, depuis une vingtaine années et touchant les populations des pays industrialisés.

Suite à la hausse des prix des produits pétroliers, des campagnes de sensibilisation aux économies d’énergie ont vu le jour avec l’objectif de rechercher une meilleure isolation et étanchéité des bâtiments. En effet, cette recherche de maîtrise des coûts et d’économies énergétiques a conduit les constructeurs à créer des espaces de plus en plus clos et confinés. Ceci s’est assorti d’une maîtrise et d’une régulation mécanisées des paramètres climatiques intérieurs et des flux d’air. Concomitamment, un cortège de plaintes relatives à la qualité de l’environnement intérieur a émergé. Le premier cas ayant illustré et donné l’ampleur de cette problématique de la qualité de l’air intérieur a été illustrée par le rassemblement de la légion américaine à Philadelphie en 1976. Au cours de cet événement, environ 200 personnes ont présenté des symptômes de pneumonie et une trentaine en sont mortes. Après analyses, une bactérie a été retrouvée dans les bacs d’eau des installations de conditionnement d’air, appelée depuis légionella. La maladie provoquée a reçu le nom de « maladie des légionnaires ».

Syndrome des bâtiments malsains ou malades

Face à cet événement, des études épidémiologiques ont vu le jour et ont confirmé l’ampleur du phénomène. Des situations semblables à celles de Philadelphie ont été signalées. Les termes de « sick building syndrome » (SBS) et/ou de « building-related illness » (BRI) ont été donnés à ces problèmes sanitaires dont la causalité est en lien avec la qualité de l’air intérieur. En français, la terminologie adoptée est « syndrome des bâtiments malsains ou malades » et les manifestations en lien de « maladie liée aux bâtiments ».

Ce phénomène se caractérise par un ou plusieurs symptômes non spécifiques touchant la peau, les muqueuses, le système respiratoire et/ou le système nerveux central. Dans un même bâtiment, les gens peuvent présenter des symptômes évoquant des étiologies très différentes. Les manifestations apparaissent rapidement lors des séjours dans des bâtiments pour la plupart récents. Ces épisode d’atteintes s’estompent et disparaissent dès que les gens quittent ces locaux, le soir, le week-end et durant les congés.

Les plaintes enregistrées sont dans un premier temps : inconfort, manifestations qui ne présentent pas de menace pour la santé physiologique, du moins à court terme. Face à une présence régulière dans un tel environnement délétère, des asthmes, des pneumopathies peuvent s’installer chez certains sujets fragilisés et suivant la nature des polluants peuvent être plus graves et provoquer des cancers à long terme.

Aujourd’hui, ces phénomènes de pollution de l’air intérieur en France sont pris en considération et représentent un coût social non négligeable. En effet, il a été estimé à dix-neuf milliards d’euros annuellement par l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation de l’environnement et du travail (ANSES) ainsi que par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). De plus, l’OMS estime que 30 % des bâtiments non industriels dans les pays industrialisés, pourraient être concernés par ce syndrome des bâtiments malsains. Les lieux de travail ne sont évidemment pas épargnés par ce phénomène. En effet d’après l’Association de recherche clinique en allergologie et asthmologie, 30 % des cas d’exposition à la pollution intérieure relèvent du lieu professionnel.

Au cours des expertises CHSCT pour le compte du cabinet Technologia, j’ai pu à plusieurs reprises, étudier la problématique de la qualité de l’air intérieur. Les facteurs sont multiples et par souci de clarté peuvent être classés en deux grandes catégories : les facteurs ambiants et les facteurs sociaux organisationnels.

On entend par les facteurs ambiants :

  • la pollution extérieure au bâtiment, les matériaux utilisés dans le bâtiment et pour l’ameublement,
  • les activités réalisées à l’intérieur des locaux,
  • l’installation de la régulation de la température couplée ou non avec les systèmes d’assainissement de l’air (ventilation/climatisation),
  • la pollution microbiologique,
  • la température, l’hygrométrie ambiante ou humidité de l’air, le rayonnement thermique, l’éclairage, le bruit, les ondes électromagnétiques etc.

On entend par facteurs sociaux et organisationnels :

le « stress » au travail, qui repose essentiellement sur des problèmes de management et d’organisation du travail provoquant entre autres de l’insatisfaction, de l’anxiété, la non-reconnaissance, des tensions au sein d’un collectif, phénomènes qui, en prenant de l’ampleur, « s’extériorisent » par la déclaration de pathologies. Néanmoins, sa dynamique est bien différente de celle des problèmes de qualité de l’air intérieur car plus irrationnelle, soudaine, violente avec des symptômes décrits comme de l’hyperventilation, nausée, syncope qui ne se rencontrent que peu dans les cas où la pollution des ambiances intérieures sont les éléments causaux.

Dans le monde du travail, aucun secteur d’activité n’est épargné : les secteurs marchands (banques, commerces, hôtels, réparation et commerce automobile) et non marchands (enseignement, santé, sécurité).

Face à la prise de conscience de ce problème grandissant, l’observatoire de la qualité de l’air interieur (OQAI) a été créé le 10 juillet 2001 par une convention signée entre les ministères de tutelle (Logement, Santé et Environnement) et les présidents de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Son objectif est de mettre en place un dispositif de recherche pour recueillir des données sur les « polluants » présents dans les atmosphères intérieures des différents lieux de vie. L’INRS vient de publier un article sur le sujet montrant sa considération pour ce risque émergent. Même si ce n’est pas encore une préoccupation de premier plan, l’INRS observe depuis trois ans une augmentation de demande d’assistance sur cette problématique car, comme indiqué ci-dessus, à long terme des pathologies peuvent être très invalidantes et pénaliser l’activité d’une entreprise. Dans des cas extrêmes, des effets plus graves peuvent être observés : intoxications, allergies respiratoires (rhinites, asthmes) et les effets à long terme pourraient provoquer des pathologies respiratoires ou cardiovasculaires, voire tumorales.

Au cours de nos expertises, des dégradations de la santé des personnes exposées et l’émergence d’asthmes invalidants chez les personnes les plus fragiles en passant par des syndromes d’intolérance aux odeurs chimiques ont été constatées.

Malheureusement, il est bien connu que la ventilation est le lot « pauvre » dans la construction.

Ce risque doit être analysé de façon méthodique car bien des facteurs doivent être considérés avant de pouvoir poser un diagnostic. L’élément majeur, à étudier en priorité, concerne le dysfonctionnement de la ventilation. Malheureusement, il est bien connu que la ventilation est le lot « pauvre » dans la construction. C’est en effet sur cette ligne budgétaire où des rognages s’opèrent pour réduire les coûts… Dans ce contexte déjà complexe, des éléments psychologiques et de non-considération amplifiant ou dégradant encore plus l’état de santé des salariés atteints peuvent s’ajouter.

Au total, plus de 1 000 substances chimiques peuvent être présentes en intérieur, parmi lesquelles on retrouve souvent des composés organiques volatils (COV) ou semi-volatils (COSV). Les COV comme les aldéhydes sont, le plus souvent, à l’origine d’irritations des yeux et des voies respiratoires. Certains d’entre eux, comme le benzène et le formaldéhyde, sont en outre classés « cancérogènes certains » chez l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). D’autres effets, neurotoxiques ou visant la fonction de reproduction, des perturbateurs endocriniens sont également possibles, associés à des substances retrouvées pour partie dans les environnements clos comme les pesticides, phtalates, polybromodiphényléthers, polychlorobiphényles etc. Quant à la pollution d’origine biologique, les allergènes domestiques (d’acariens, de chat, de chien etc.) sont susceptibles d’entraîner des réactions allergiques chez les personnes prédisposées. De même, les moisissures et les composés qu’elles libèrent (mycotoxines, composés organiques volatils), sont également reconnus comme pouvant être à l’origine de pathologies allergiques. Si les allergènes d’acariens et d’animaux domestiques sont généralement peu présents dans les bureaux, la contamination des circuits de ventilation par des moisissures ou des bactéries représente l’un des risques à l’origine du syndrome du « bâtiment malsain » décrit en en-tête de cet article. De plus, certaines émissions sont liées au matériel informatique, comme les photocopieurs, les imprimantes qui émettent de l’ozone ainsi que des particules fines et ultrafines.

Face à cette situation, l’ANSES a proposé des valeurs guides de qualité de l’air intérieur (VGAI). Le but est de fixer des valeurs réglementaires de surveillance de la qualité de l’air intérieur pour la population générale qui sont à distinguer des valeurs limites d’exposition professionnelle les VLEP. Ces VGAI sont essentiellement basées uniquement sur des critères sanitaires et sont de nature indicative. Si le formaldéhyde est pris pour exemple, cette molécule possède une VLEP-8h de 0,61mg/m3 d’air, une VGAI-2h de 50µg/m3. L’OMS prône une valeur de 100µg/m3 sur du court et long terme… Le formaldéhyde est un produit très consommé dans l’industrie du bois et se retrouve partout dans la fabrication de panneaux, de contre-plaqués, de charpentes et peut s’émaner du mobilier entre autres. Au-delà de ce point, onze polluants de l’air intérieur sont ciblés par l’ANSES : formaldéhyde, monoxyde de carbone, benzène, naphtalène, trichloréthylène, tétrachloroéthylène et son annexe, particules, acide cyanhydrique, dioxyde d’azote, acroléine, acétaldéhyde.

Par ailleurs, l’OQAI a mis en place un classement des polluants de l’air intérieur sur la base de critères de toxicité à court et long termes, des niveaux d’exposition observés, de la traçabilité de certaines sources ainsi que sur la fréquence d’apparition des polluants dans les bâtiments. Synthétiquement, des substances préoccupantes pour les logements, pour les écoles et les bureaux ont été distinguées. Concernant ces derniers, 5 substances ont été classées comme « hautement prioritaires » dont le benzène et formaldéhyde bien connus et 16 autres substances « très prioritaires » comme le toluène, le dichlorométhane….

En 2010, la loi Grenelle a introduit une obligation de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public à la charge du propriétaire ou de l’exploitant de l’établissement. Les articles R. 221-30 à R. 221-37 du code de l’environnement précisent le champ d’application de cette surveillance, les catégories d’établissements concernés, le calendrier d’entrée en vigueur et les principales obligations. Le décret 2011-1728 du 2 décembre 2011 relatif à la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public prévoyait cette mise en œuvre progressive devant articuler autour de quatre échéances dont la première avant le 1er janvier 2015 pour les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans (9 000 environ) et les écoles maternelles (17 000 environ). La reculade de la ministre de l’Écologie sur la mise en place de ce décret voté sous le gouvernement de François Fillon et sa simplification feraient écho aux inquiétudes de municipalités face au coût qu’aurait présenté l’application de ces mesures, évaluées entre 2 000 à 3 000 euros pour une petite agglomération. Par ailleurs, ce décret aurait obtenu le « deuxième prix des normes absurdes » dans le rapport de la « mission de lutte contre l’inflation normative » d’Alain Lambert et Jean-Claude Boulard remis en mars 2013. La ministre a remplacé l’obligation de mesurer la qualité de l’air dans les écoles et les crèches par un guide de bonnes pratiques, pour l’instant, dans l’attente de l’application du décret simplifié repoussé à 2018…

Quels sont donc les premières recommandations à proposer pour garantir une qualité satisfaisante de l’air intérieur ?

En première lieu, la ventilation. C’est le moyen qui reste le plus efficace face à cette problématique de qualité d’air au travail. Ainsi, un système de ventilation performant et entretenu régulièrement et correctement de façon annuelle permet d’éviter 80 % des problèmes d’intoxication.

Dans le cadre de toute construction, aménagement ou rénovation, un travail de réflexion doit être mené systématiquement en amont sur le choix des matériaux respectueux de la santé et de l’environnement.

Le choix des éléments d’ameublements doit être guidé par la mise en place maintenant de produits étiquetés en fonction de leurs niveaux d’émission en COV des produits, allant de A+ (produits très faiblement émissifs) à C (fortes émissions).

Il en va de même pour le choix des peintures des revêtements de sol etc. de l’aménagement des locaux en ayant soin d’isoler tous les équipements en capacité d’émettre des polluants comme les imprimantes dans une pièce avec un débit de ventilation spécifique et adéquate.

De plus, les produits d’entretien et de nettoyage doivent aussi faire l’objet de toutes les attentions en évitant l’utilisation de produits parfumant augmentant la charge polluante.

L’aération quotidienne d’un minimum de 10min des pièces de vie ou de travail doit être adopté.

Dans nos expertises CHSCT, l’effet cocktail de ces produits chimiques est régulièrement pris en compte, potentialisant les dommages sur la santé des salariés mais aussi les effets combinatoires avec des expositions à des agents physiques et ceci sur du court, moyen et long termes.

 

Source : www.miroirsocial.com

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