27 juin, une date qui fera partie de l’histoire de Ventilairsec

27 juin, une date banale qui ne l’est plus pour nous.

 

Effectivement , le 27 juin 2017, ce fût un grand jour pour toute l’équipe VENTILAIRSEC : une soirée avec pas moins de 3 évènements !

Premier évènement majeur : Michèle POTARD, co-gérante de la société, reçoit la Légion d’Honneur.

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Elle a reçu cette distinction des mains de Madame VALENTE, sous-préfète de Saint-Nazaire.

C’est la consécration de 38 années de bons et loyaux services rendus au cours d’une vie professionnelle et personnelle guidée par des valeurs et des convictions fortes.

L’amélioration de la qualité de l’air intérieur dans nos logements est un de ses combats prioritaires.

Très active sur ce sujet, Michèle POTARD milite pour une évolution de la réglementation sur la ventilation dans le résidentiel, qui date de 35 ans, avec pour seul objectif la santé des occupants.

 

Deuxième évènement : l’inauguration des nouveaux locaux

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Après 10 ans passés dans des locaux à Saint-Herblain devenus trop petits, Ventilairsec a regroupé l’ensemble de ses services sur un seul site à Couëron. 800m² de bureaux, showroom et salle de formation et 1200m² d’atelier et entrepôt permettent à la société de travailler dans de meilleures conditions et favorisent le développement de ses activités.

Troisième évènement : création d’une marque groupe

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Cette marque ombrelle a pour but de favoriser la notoriété de l’entreprise et du système VMI® dont Ventilairsec est la seule conceptrice.

VMI® est une marque déposée par VENTILAIRSEC depuis 1993 !!

Se retrouvent sous la marque VENTILAIRSEC Group, 3 marques commerciales :

- VENTILAIRSEC : dédiée à la distribution de la VMI® auprès des professionnels du bâtiment qui œuvrent en rénovation

- NEOVENTIL : c’est un distributeur spécialisé dans les ventilations innovantes pour les constructeurs de maisons individuelles

- NEOSFAIR : c’est le bureau d’étude spécialisé dans les chantiers spécifiques de remédiation aux problématiques de qualité de l’air intérieur tel que le radon

La saison des foires et des salons 2017 est ouverte !

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L’occasion de se promener en famille, découvrir des nouveautés pour la maison et faire le plein de bonnes affaires ! Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer dans l’Ouest :

• 17-19 février : Salon Habitat de La Rochelle

• 24-26 février : Salon Habitat de Nantes Sud

• 3-5 mars : Salon Habitat de Fontenay-le-Comte

• 17-20 mars : Printemps Yonnais à La Roche-sur-Yon

• 21-24 avril : Foire Exposition du Port aux Sables d’Olonne

• 25-28 mai : Saint-Gilles Expo à Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Lors de ces événements, nous vous invitons particulièrement à rencontrer notre partenaire Hase – Carré Dauphin, spécialiste du poêle à bois. L’occasion de découvrir comment il est possible de combiner la Ventilation Mécanique par Insufflation (VMI®) by VENTILAIRSEC et un poêle pour renforcer les performances de son chauffage, en s’assurant confort thermique et air sain dans la maison.

 

Les effets de la ventilation par ouverture de la fenêtre

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Comme une métaphore , la fenêtre ouverte évoque des images positives ; à savoir la connexion avec le monde extérieur. Parce que la plupart des fenêtres sont à taille humaine , il existe généralement une connexion intime dit « one on one  » . Il est donc facile d’imaginer pourquoi nous aimons le concept de fenêtres ouvertes . La fenêtre ouverte , cependant, échoue lamentablement comme un dispositif de ventilation fiable pour le renouvellement de l’air. Les professionnels du bâtiment ont besoin de comprendre pourquoi les fenêtres ne peuvent pas assurer la ventilation du logement en tout temps. Ils n’est efficace économiquement avec les déperditions énergétique d’ouvrir la fenêtre pour assainir l’air intérieur.

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La mauvaise nouvelle est que, souvent,  l’air frais est chargé d’humidité et la vie animée près de nos logement nous imposes des pollutions extérieure indésirables. Des poussières, Pollen et pollution atmosphérique qui pourrait être facilement filtré un systèmes de ventilation tel que la Ventilation mécanique par insufflation et qui n’est pas réalisable par simple ouverture de la fenêtre.

Comment soigner les problèmes d’humidité d’une maison ?

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Nombreux sont les ménages qui désirent devenir propriétaires de leur propre habitation. Cependant, lorsqu’on se tourne vers l’achat d’une habitation existante, il est primordial de prêter une attention particulière aux problèmes d’humidité, sans quoi il faudra effectuer des travaux au plus vite.

Lorsqu’on est propriétaire d’un bien immobilier, on sait pertinemment qu’il est nécessaire d’effectuer régulièrement des travaux pour que l’habitation reste dans un état impeccable tout au long de sa durée de vie. Malheureusement, il existe des travaux qui devront être réalisés bien plus rapidement que d’autres. Parmi les problèmes qui devront être réglés d’urgence, on trouve tout ce qui concerne les problèmes d’humidité.

L’humidité est une véritable maladie pour les maisons car si elle n’est pas soignée rapidement, elle se propagera rapidement dans les différents murs de la maison avec, pour conséquences, des mauvaises odeurs qui se répandent dans la maison, des tâches d’humidité qui apparaissent sur les murs ou encore les dégradations de ces mêmes murs.

De plus cela peut engendrer de graves problèmes pour les occupants d’un logement insalubre avec l’apparition de problèmes respiratoires.

Régler les problèmes d’humidité au plus vite

Une fois que les problèmes d’humidité apparaissent dans la maison, il est important de réagir au plus vite en faisant appel à des entreprises spécialisées dans le domaine, qui parviendront à établir rapidement un diagnostic fiable de la cause du problème. Alors n’attendez pas qu’il soit trop tard et effectuer un diagnostic pour installer  une bonne ventilation.

Pollution de l’air : accord européen sur de nouveaux objectifs

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Il s’en est fallu de peu pour que la nouvelle directive européenne sur la qualité de l’air ne soit remise sur le métier. Après dix jours d’ultimes tractations, la Commission, le Parlement et le Conseil ont fini par se mettre d’accord sur un texte, le 30 juin.

Ce projet législatif concerne la révision de la directive de 1999, qui fixe les plafonds nationaux d’émissions pour les principaux polluants générés par l’industrie, les transports, l’énergie et l’agriculture. Présenté en décembre 2013 par la Commission Barroso, ce texte prévoit des seuils d’émission plus stricts, avec des objectifs à respecter à l’horizon de 2020 et 2030. Et il étend la liste des polluants concernés aux particules fines PM 2,5 (d’un diamètre inférieur à 2,5 microns), émises notamment par les moteurs diesel, et particulièrement dangereuses pour la santé.
Le méthane devait initialement être ajouté à la liste des polluants donnant lieu à des plafonds d’émissions. Mais les gouvernements ont obtenu que soit retiré de la directive ce polluant et gaz à effet de serre, pourtant aussi nuisible que le CO2.

Éviter plus de 48 000 décès prématurés

 

smoking exhaust (MaxPPP TagID: dpacreative148308.jpg) [Photo via MaxPPP]

Le Parlement et la Commission n’ont toutefois pas trop cédé concernant le niveau d’ambition générale de la directive. Cherchant à limiter les efforts demandés aux agriculteurs, les Etats membres proposaient des plafonds nationaux qui permettaient de réduire l’impact sanitaire de la pollution de l’air de 48 % en 2030. Or la volonté de Bruxelles était d’atteindre 52 %. Les trois parties se sont finalement mises d’accord sur un niveau d’ambition à 49,6 %. Ce qui doit permettre d’éviter 48 300 décès prématurés en 2030, soit, tout de même, près de 10 000 de moins que ne le voulaient la Commission et le Parlement.

Les discussions les plus enflammées ont eu lieu sur l’objectif de réduction d’émissions de l’ammoniac liées aux pratiques agricoles. La France notamment, à qui l’Union européenne demandait de réduire ses apports en ammoniac de 23 %, n’a concédé que 13 % de réduction comme objectif d’ici à 2030. L’Hexagone n’est pas le seul à avoir cherché à limiter les efforts de son agriculture. L’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Hongrie, la Grande-Bretagne, entre autres, ont obtenu que leur objectif de baisse des émissions d’ammoniac soit réduit de 8 à 21 points.

Les seuils d’émission de PM 2,5, pourtant particulièrement nocives pour la santé, ont été aussi fortement rehaussés. Notamment, la Bulgarie a réduit de 25 points son objectif de baisse de ces particules fines, la Grèce de 21, l’Italie de 14 et l’Espagne de 12 points.

Vote du Parlement à l’automne

Les gouvernements se sont aussi attachés à limiter au maximum la contrainte. Les objectifs pourront ainsi être flexibles, c’est-à-dire ajustables en cas d’imprévu. Par exemple, si les progrès technologiques réalisés sur les filtres à particules des voitures n’apportaient pas les performances souhaitées, les États pourraient échapper à la procédure d’infraction de la Commission.

Aussi les gouvernements auront-ils la possibilité de compenser une réduction insuffisante sur un polluant par une réduction d’émissions dépassant les objectifs sur d’autres polluants. Ou encore si une année, un Etat membre ne peut pas atteindre ses engagements en raison de conditions climatiques « exceptionnelles », un hiver particulièrement froid ou un été particulièrement chaud par exemple, il pourra faire la moyenne des émissions sur trois années consécutives (l’année en cours, la précédente et la suivante) pour démontrer qu’il est néanmoins sur la bonne trajectoire.

Le texte de révision doit maintenant être soumis à un dernier vote du Parlement européen à l’automne, avant l’adoption de sa version finale par le Conseil européen. Lors de la transcription de la directive dans son droit, « la France devra, comme la loi le lui permet, redresser la barre et adopter un programme d’action national aligné sur l’objectif initial du Parlement Européen plutôt que sur la directive, en réduisant massivement ses émissions d’ammoniac tel que prescrit », lance Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement, qui juge le projet final de directive « décevant ».

« Ce texte méritait d’être beaucoup plus ambitieux, appuie Louise Duprez, du Bureau européen de l’environnement, groupe d’ONG influent. Il montre néanmoins l’importance d’avoir une impulsion européenne. Car sans la Commission et le Parlement européen, cette future directive serait bien plus faible encore, voire inexistante. »

 

 

Bilan des rénovations énergétiques pour les logements

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En 2014, plus de 90 % des travaux de rénovation des logements n’ont eu qu’un faible impact sur la baisse de consommation d’énergie, par manque de moyens financiers et manque d’informations.

Un faible impact énergétique

Sur les 3,5 millions de logements rénovés sur le plan énergétique en 2014, l’Ademe, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, estime à seulement 8,2 % la part de ceux ayant fait l’objet de travaux performants ou très performants en matière de réduction de la consommation d’énergie.

Certes, la performance a un prix : pour les rénovations « efficaces », le budget monte à 25 410 €, soit cinq fois plus que pour les aménagements n’ayant qu’un faible impact, la moyenne se situant à 10 000 €. Cet écart important s’explique par la diversité des actions entreprises : installation d’un nouveau mode de chauffage, isolation de la toiture ou des murs, etc.

« Parmi les travaux les plus fréquemment réalisés, le changement des fenêtres arrive en tête avec 34 % des chantiers, dont seulement 30 % vont permettre d’atteindre un bon niveau d’isolation, de par la médiocrité des matériaux utilisés. Vient ensuite la rénovation des murs, mais 58 % n’ont que peu d’impact sur la facture d’énergie, car les particuliers n’ont pas profité de ces aménagements pour augmenter l’isolation thermique. »

Seuls travaux véritablement efficaces, la rénovation de la toiture et l’isolation des combles, soit 30 % des interventions, entraînent une amélioration sensible de la performance énergétique des logements, car ce sont souvent les plus mal isolés.

Manque d’information et de budget

Pour améliorer ces travaux de rénovation, il est nécessaire de renforcer l’information des particuliers, dont seuls 16 % ont pris conseil auprès d’un Espace Info Énergie ou d’un PRIS (Point Rénovation Info Services). Le diagnostic de performance énergétique doit aussi être mieux connu, car il hiérarchise les priorités pour une rénovation énergétique performante dans chaque logement.

Il faudrait également augmenter les aides financières, car 64 % des ménages déclarent devoir encore faire des travaux, mais près de la moitié n’en a pas les moyens financiers. Seuls 20 % des ménages ont eu recours à un prêt travaux, dont uniquement 4 % ont contracté un Éco-PTZ, pourtant fer de lance de la rénovation énergétique du gouvernement.

Ventilation : la qualité de l’air un enjeu pour votre santé

 

Une ventilation pour une bonne protection

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Pour bien vivre chez soi et se maintenir en bon état de santé, il est recommandé de bien aérer l’intérieur de votre maison. La qualité de l’air dans les pièces de votre maison est importante, car elle permet de limiter les risques de développer des maladies respiratoires. Selon les derniers rapports visant la qualité de l’air, les spécialistes sont arrivés à la conclusion que l’air intérieur d’une habitation peut s’avérer être plus pollué qu’à l’extérieur.

Par conséquent, si vous n’accordez pas d’attention à cet aspect, vous mettez en danger votre santé. Les composées organiques volatiles (COV) qui sont dégagés par divers produits ménagers peuvent parfois développer des allergies assez sérieuses, qui occasionnent des problématiques de santé et nécessitent l’intervention du médecin.

Quelles solutions pour maintenir un logement sain ?

Pour vivre dans une habitation saine, Ventilairsec vous recommande d’installer une ventilation mécanique par insufflation avec une filtration haute performance.

Actuellement une offre de remboursement est disponible dans le cadre des 30 ans de l’entreprise Ventilairsec sur les modèles prestige 2+  qui sont équipé de la meilleure filtration (type F7). Cette opération est en cours jusqu’au 15 juillet 2016.
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Les systèmes de ventilation mécanique par insufflation  vous aident à vivre dans un logement moins pollué et, par conséquent, à limiter les risques de développer des allergies. Pour vous renseigner davantage sur le, vous pouvez télécharger la documentation nécessaire directement depuis le site web www.ventilairsec.com.
Pour toutes vos questions n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts aux 02 40 03 96 11.

Un rapport parlementaire propose de donner un « second souffle » à la lutte contre la pollution de l’air

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Quatre mois après celui de la Cour des comptes, un rapport parlementaire présenté le 19 mai propose de revoir largement la lutte contre la pollution de l’air, aussi bien en termes de gouvernance qu’à travers des mesures sectorielles. Si les deux rapporteurs, les députés écologiste Jean-Louis Roumégas et LR Martial Saddier, s’accordent sur une vingtaine de propositions communes, ils ont en revanche des positions divergentes sur l’évolution de la fiscalité environnementale.

« Le temps est venu de relancer (la politique) en faveur de la qualité de l’air », souligne un rapport présenté le 19 mai au nom du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques par les députés écologiste Jean-Louis Roumégas et LR Martial Saddier. Ce document de plus de 200 pages est le fruit d’un travail mené dans la continuité de l’enquête de la Cour des comptes sur les politiques de lutte contre la pollution atmosphérique (lire ci-contre notre article du 22 janvier 2016). Les députés ont mené plus de 100 auditions de responsables et d’experts et choisi d’élargir la réflexion à la pollution de l’air intérieur. « Sur le plan sanitaire, les effets des deux pollutions – air extérieur et intérieur – se conjuguent. L’enjeu doit être de garantir un air sain pour tous », a souligné Jean-Louis Roumégas en présentant le rapport.
« Les actions contre la pollution de l’air sont perfectibles : il faut les structurer davantage, aux niveaux national et local, préviennent les deux députés. Non seulement parce que l’Europe nous le demande – 19 des 25 zones connaissant des dépassements de seuil pour le dioxyde d’azote sont concernées par une mise en demeure de la Commission européenne – mais aussi et surtout parce que la protection de la santé humaine et la rationalité économique nous l’imposent ». La qualité de l’air est aussi aujourd’hui la première préoccupation environnementale des Français, n’ont pas manqué de rappeler les deux élus qui ont insisté sur le nécessité de donner un « second souffle » aux politiques publiques en la matière.

Mieux évaluer la pollution

Une première série de mesures vise à mieux connaître et évaluer la pollution de l’air et son coût économique et social. Les députés proposent ainsi l’établissement d’un indice synthétique de la qualité de l’air qui soit commun à toutes les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air (AASQUA) et la mise à disposition du grand public d’un indice individualisé d’exposition à la qualité de l’air (par exemple par le biais d’une application sur les téléphones portables). Toujours dans un souci d’amélioration des connaissances sur le sujet, ils appellent aussi à la création de pôles de compétitivité dédiés à l’innovation en matière de pollution de l’air dans les régions les plus touchées par le phénomène et à la mise en place d’une structure de recherche interdisciplinaire sur les coûts tangibles et intangibles de la pollution de l’air qui soit financée par un appel à projets de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Meilleure gouvernance

Autre nécessité pour les rapporteurs : clarifier et simplifier la gouvernance des politiques. « Les plans nationaux ont été adoptés selon un calendrier heurté », en partie dicté par les menaces de plainte de Bruxelles, et « ces plans n’ont jamais été évalués », note le rapport. En début d’année, le rapport de la Cour de comptes regrettait déjà le manque de cohérence de l’action publique. La planification locale est aussi jugée par les deux députés « foisonnante et inaboutie » : les instruments de planification en faveur de la qualité de l’air sont nombreux – plans de protection de l’atmosphère (PPA), plans climat air énergie territoriaux (PCAET), schémas régionaux climat air énergie (SRCAE), schémas régionaux d’aménagement et de développement durable des territoires (SRADDT) – mais la mise en cohérence de ces outils avec les planifications sectorielles (plans locaux d’urbanisme, schémas de cohérence territoriale, plans de déplacement urbain…) « n’est pas assurée », selon eux. En outre, estiment-ils, les outils les plus efficaces, les plans de protection de l’atmosphère (PPA), au nombre de 35, sont « insuffisamment déployés sur le territoire » – ils couvrent 46% de la population, a précisé Martial Saddier. Il arrive aussi que les mesures prises au plan local par les préfets ou les collectivités territoriales soient perturbées par des interventions du niveau national, notent les rapporteurs. De plus, insistent-ils, « la gestion des pics de pollution est inadaptée » et présente « trois grandes failles ». Tout d’abord, « elle ne permet pas une mise en place suffisamment rapide des mesures d’urgence, le nouvel arrêté du 7 avril 2016 relatif au déclenchement des procédures préfectorales ne faisant gagner qu’un seul jour ». Ensuite, le cheminement de la procédure – de l’information à la restriction, avec deux seuils de déclenchement – et son lien avec les niveaux de pollution et les enjeux sanitaires sont incompréhensibles ». Enfin, « sa mesure la plus emblématique – la circulation alternée – ne rime à rien puisque l’interdiction de circuler en fonction des plaques d’immatriculation est aléatoire et ne permet pas de cibler les véhicules les plus polluants ». « On se focalise sur les pics, mais aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire qu’il faut surtout agir sur la pollution de fond », pointe Martial Saddier.

Simplification de la gestion des pics de pollution

Au niveau national, les députés préconisent de « mettre en cohérence les politiques de lutte contre le changement climatique et contre la pollution de l’air ». Ils appellent aussi à « décentraliser davantage la conduite des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air » en confiant l’élaboration des PPA aux régions ou aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ils proposent également de mieux évaluer les résultats de la lutte contre la pollution de l’air en réalisant notamment un inventaire national spatialisé (INS) des polluants à l’échelle du kilomètre, mis à jour chaque année, et en associant les AASQA et les organismes de recherche à l’évaluation des PPA des territoires les plus pollués. Pour simplifier et accélérer la procédure de gestion des pics de pollutions, ils préconisent trois mesures : permettre le déclenchement des mesures obligatoires sur la base des prévisions effectuées par les AASQA ; remplacer les deux seuils de déclenchement par un dispositif de « vigilance atmosphérique » qui évolue en fonction de l’intensité de la pollution mesurée par quatre couleurs (vert, jaune, orange, rouge) sur le modèle de la vigilance de Météo France et substituer à la circulation alternée une circulation graduée ou partagée, réservée aux véhicules les moins polluants ou au covoiturage pour les trajets domicile-travail. Ils proposent également de simplifier la gouvernance francilienne des épisodes de pollution, excessivement complexe– elle fait aujourd’hui intervenir le préfet de police, le préfet de région, la région, la ville de Paris… Pour les rapporteurs, il faudrait confier l’adoption des recommandations et des mesures obligatoires à une seule autorité préfectorale, à l’exception de la circulation graduée ou partagée qui devrait être décidée par la Ville de Paris.

Mesures sectorielles

La lutte contre la pollution doit aussi devenir « une priorité pour le secteur routier », qui émet 54% des oxydes d’azote (NOx). Pour les rapporteurs, il faut rendre les aides au renouvellement du parc plus incitatives en créant, à côté du bonus-malus centré sur le changement climatique (CO2) un bonus-malus « pollution atmosphérique » (NOx et particules) et en instituant une prime à la casse ciblée sur les véhicules très polluants – poids lourds, véhicules utilitaires légers (VUL) et autocars anciens. Ils appellent aussi à développer l’offre de poids lourds et de VUL roulant à l’électricité ou au GNV et à faciliter les ruptures de charge utilisant ce type de véhicules pour effectuer le dernier kilomètre de livraison en milieu urbain. Pour agir sur le nombre de véhicules en circulation, il faut à la fois instaurer des zones à circulation restreinte reposant sur l’identification obligatoire des véhicules en fonction des normes d’émissions Euro et l’octroi de facilités de circulation aux véhicules les moins polluants et inciter les entreprises à mettre en place le covoiturage pour les trajets domicile-travail en prenant en charge la moitié des frais engagés par les covoitureurs. Des péages urbains modulables selon le trafic le covoiturage, le niveau de pollution, etc. pourraient aussi être mis en place par les agglomérations après une phase d’expérimentation, propose aussi le rapport.
Pour traiter une pollution industrielle de plus en plus diffuse, les députés estiment qu’il faudrait mener un travail de fond pour identifier les installations classées (ICPE) soumises à simple déclaration les plus polluantes. Celles-ci ne sont aujourd’hui soumises qu’à des contrôles périodiques effectués par des organismes agréés, sans que les maires des communes concernées n’en soient informés. Les résultats de ces évaluations devraient donc être transmis aux préfets et aux maires, estiment les rapporteurs. Par ailleurs, un fonds « air-industrie » devrait être expérimenté sur le modèle du fonds air-bois de l’Ademe pour aider les industries qui souhaitent mettre en œuvre les techniques de dépollution les plus performantes.
Le rapport avance aussi des mesures pour l’agriculture et le logement, deux secteurs jugés « à la traîne » en termes d’émissions de polluants. « L’épandage des engrais est la source quasi exclusive des émissions d’ammoniac », rappelle-t-il, notant que « le verdissement des exploitations fait désormais partie intégrante de leur compétitivité » et que les agriculteurs doivent d’abord être mieux informés, et accompagnés. Quant au chauffage résidentiel, il est la principale source d’émissions de particules fines. Les rapporteurs proposent donc d’améliorer les performances des appareils de chauffage et le diagnostic de performance énergétique (DPE) en prévoyant le cas échéant la transmission de l’attestation d’entretien des appareils de chauffage au moment de l’établissement du DPE. Concernant la lutte contre la pollution de l’air intérieur, ils préconisent à la fois le lancement d’une campagne nationale de sensibilisation aux risques de cette pollution à destination des particuliers et des professionnels. Il faudrait aussi associer systématiquement normes d’aération et normes d’isolation thermique en cas de rénovation et de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et élargir le DPE au contrôle de la qualité de l’air intérieur, avancent les députés.

Désaccords sur la fiscalité écologique

Ils n’ont en revanche pu s’accorder sur la fiscalité environnementale. Pour Jean-Louis Roumégas, le différentiel de taux de la TICPE en faveur du gazole doit être supprimé et même inversé pour que le gazole soit plus taxé que l’essence. Martial Saddier estime, lui, que le mouvement de « dé-diéselisation » du parc automobile est déjà en marche. Par conséquent, plutôt que d’agir sur la fiscalité des carburants, il faudrait privilégier le retrait, par des aides incitatives, des véhicules essence et diesel les plus anciens. L’élu écologiste estime en outre que la taxe sur les poids-lourds de fort tonnage (« taxe à l’essieu ») devrait être augmentée alors que son collègue LR, député de Haute-Savoie, département dont certaines vallées souffrent fortement de la pollution, juge préférable de simplement s’appuyer sur les normes européennes en vigueur.

Air intérieur : l’enlisement d’un problème de santé publique majeur

Quinze ans après son émergence dans le grand public, la question de l’air intérieur est au point mort. Deux députés font le point dans un rapport consacré à l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air.

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Quatre mois après celui de la Cour des comptes, le Comité de contrôle et d’évaluation des politiques publiques (CEC) rend un rapport sur l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air. Les magistrats de la rue Cambon s’étaient penchés exclusivement sur la pollution atmosphérique ; les deux députés qui ont mené la mission, Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie-les Verts) et Martial Saddier (Les Républicains), l’ont élargie à l’air intérieur. Recherche, réglementation et information du public : les deux rapporteurs estiment que le bilan des 15 dernières années est « substantiel » en matière de lutte contre la pollution de l’air intérieur. À voir.

Une étude et puis s’en va

Parent pauvre de l’attention des pouvoirs publics et des médias, l’air intérieur est, depuis peu, l’objet d’investigations inédites. Et les premiers enseignements sur l’ampleur de la contamination se sont révélés édifiants. La campagne de mesure menée de 2003 à 2005 par le (tout jeune) observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) pour dresser un état des lieux des logements en France avait révélé que l’air intérieur était, en règle générale, plus pollué que l’air extérieur. Car outre les polluants courants en milieu ouvert, on y trouve des substances propres aux activités domestiques, du détergent au collier à puces du chien, de la colle de l’armoire suédoise aux bâtons d’encens ayurvédiques. « Ce sont les aldéhydes qui sont les molécules les plus fréquentes et les plus concentrées. Le xylène et le toluène sont les hydrocarbures présents dans tous les logements. »

Un seul étiquetage

Depuis cette étude, que s’est-il passé ? Pas grand-chose, ou alors à un rythme affreusement lent. Trois plans nationaux Santé Environnement, un plan de la qualité de l’air intérieur et un Grenelle de l’environnement plus tard, où en est-on de la protection des populations, qui passent 80 % de leur temps en intérieur ? Seul l’étiquetage des produits de construction en fonction de leurs émissions de formaldéhyde et d’émission totale de composés organiques volatils (COV) a vu le jour. L’étiquetage des produits d’ameublement et des produits d’entretien reste un parcours semé d’embûches. Les nanomatériaux, qui peuvent être inhalés, font bien l’objet d’une déclaration dans un registre national, mais sans que l’on sache dans quels objets ils sont employés. Sans compter que les rares valeurs retenues (formaldéhyde et benzène), « bien que dotées de la même terminologie [mais pas toujours], recouvrent des notions et des applications différentes » et varient dans des proportions importantes, selon l’organisme qui les concocte (à savoir le Haut Conseil de la santé publique – HCSP- et l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail -Anses).

Ventilation

« Cela bouge peu car on a affaire à des pollutions diffuses, explique Jean-Louis Roumégas. C’est très compliqué d’agir sur tant de matériaux, et ce dans la sphère privée. » Son crédo : l’étiquetage et la ventilation. « En informant bien les gens et en aérant correctement, les concentrations en polluants chutent », assure le député, qui croit beaucoup au développement des métiers de « l’habitat sain ». L’une des recommandations du rapport consiste d’ailleurs à associer systématiquement normes d’aération et normes d’isolation thermique en cas de rénovation et de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, et à élargir le diagnostic de performance énergétique (DPE) au contrôle de la qualité de l’air intérieur.

Informer

Les parlementaires prennent acte de l’impatience des citoyens devant le « manque de réactivité des pouvoirs publics face aux enjeux environnementaux » ; mais ils font valoir que, face aux « étapes successives qui doivent être respectées avant de parvenir à une réglementation telle que l’étiquetage », le choix « quasi systématique » d’informer plutôt que d’interdire ou de réglementer finit par s’imposer. « L’information du consommateur a tout de suite un effet sur la demande et donc sur les processus de fabrication, estime le député de l’Hérault. Tout ne va pas être interdit. »

source : un article du JDLE.

La pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros par an à la France, selon un rapport du Sénat

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ENVIRONNEMENT – Une somme astronomique. La pollution de l’air coûterait plus de 100 milliards d’euros par an à la France, en dépenses de santé, absentéisme dans les entreprises ou baisse des rendements agricoles, selon l’évaluation d’une commission d’enquête du Sénat. La pollution atmosphérique « n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique », indique cette commission d’enquête dans son rapport « Pollution de l’air: le coût de l’inaction ».

Elle représente « un coût majeur », une fois considérés les dépenses de santé pour prendre en charge les pathologies imputables à la pollution (particules fines, oxydes d’azote, etc.), l’impact de l’absentéisme professionnel sur la productivité des entreprises, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l’entretien des bâtiments dégradés, poursuit la commission présidée par Jean-François Husson (LR) et dont la rapporteure est Leila Aïchi (Ecologiste).

19 milliards rien que pour la pollution de l’air intérieur

Dans le détail, le coût sanitaire total de la pollution atmosphérique serait compris « entre 68 et 97 milliards d’euros » par an, retient le rapport (données du programme « Air pur pour l’Europe » de la Commission européenne), tandis que le coût non sanitaire est lui estimé à 4,3 milliards d’euros. A elle seule, la pollution de l’air intérieur représente un coût de 19 milliards d’euros par an.

L’impact sur le système de santé français est lui estimé « a minima » à 3 milliards d’euros, relève le rapport qui inclut les dépenses pour traiter l’asthme dû à la pollution, certains cancers, ou encore les frais d’hospitalisations. Mais le coût global « est largement sous-estimé », indique à l’AFP Leïla Aïchi pour qui la France « est en retard » et « manque de recherches sur cette question ». Les effets sanitaires de certains polluants sont ainsi mal connus, notamment ‘l’effet cocktail’ de la présence de plusieurs polluants.

« L’air est globalement moins pollué » mais « la pollution a changé de nature », moins localisée au niveau des sites industriels et plus diffuse, via les transports, le chauffage, l’agriculture et l’air intérieur », constate le rapport. Et la commission énumère 61 mesures plaidant pour « une véritable fiscalité écologique » et pour « compléter les normes existantes » mal définies ou ne couvrant pas tout le champ des polluants connus.

Ségolène Royal va annoncer des « mesures extrêmement fermes »

Dans les transports, elle préconise notamment l’alignement progressif jusqu’en 2020 de la fiscalité de l’essence et du diesel, et la mise en place d’une taxe sur les émissions d’azote, d’oxyde d’azote et de particules fines. Le rapport veut également accélérer le soutien aux transports propres (véhicules hybrides et électriques, fret ferroviaire, roulage des avions).

Dans l’agriculture, la commission recommande d’étudier spécifiquement les causes de la surmortalité des agriculteurs du fait de certains types de cancers et de mieux contrôler les dispersions de polluants. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, annoncera « la semaine prochaine » des « mesures extrêmement fermes » de lutte contre la pollution de l’air, après la publication de ce rapport.

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